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2. Voici le teiLle de cette ordonnance : Habiendooos informado que
Le rétablissement des manufactures nationales fit revivre le commerce. Pour hâter cet heureux résultat, Philippe y régularisa les communications de TEspagne avec les Indes^ en fixant les départs et les retours de la flotte et des galions. Il déclara exemptes de toute imposition les marchandises embarquées pour les colonies et les denrées expédiées pour la métropole , ne réservant que les droits perçus à la douane de Cadix. Le système d'approvisionnement de rAmérique par la flotte et les galions, pré-
una de las causas que ha ocasionado el descaecimiento de las fabrlcas en estos Reynos... ha si do el haberse llegado a dudar, de si el mantener fahricas de panos, sedas, telas, y otros qualesquiera texidos de oro, plata, seda, lana o Uno', contrabiene à la nobleza que en estes Reynos gozan les hljos dalgo de sangre y ealidad de ella ; y que esta duda ha sido de embarazo para que muchos hombres nobles de estos Reynos se hayan abstenido de mantener fabricas de los gcneros referidos, y que otros que las han tenido las han dexado : por esta razon, para que cese el inconveniente, y los naturales de estos Reynos se apliquen a la con^ servacion y aumento de estas fabricas, visto por los de Nuestro Consejo, y con Nos consultado, fae acordado dar esta nuestra Carta, que querewos tenga fuerza de Ley y Pragmatica Sancion, como si fuera hecha y promulgada en Certes, por la quai déclarâmes que el mantener ni haber mantenido fabricas de la ealidad de las que van expresadas, no ha sido ni es contra la ealidad de la nobleza, ni inmunidades y prerogativas de ella» y que el trato y negociacion de las fabricas ha sido y es en todo igual al de la labranza y crianza de frutos propios... con tante que los que hubîeren mantenido o en adelante mantubieren, o denneyo tubieren fabricas, no hayan iabrado ni labren en ellas por sus propias personas, slno por las de sus menestrales y oficiales, porque siendo laborantes por sus personas, queremos seguarde lo que por leyes del Reyno esta dispuesto. (Mémoires de la Société économique de Madrid^ t. III, 3* part., p. 1 1 1. )
sentait de grands inconvénients en temps de guerre. Philippe Y y remédia par l'établissement des yaisseB\xxregi$tro8, qui donnaient moins de prise à l'ennemi ^ C'étaient des vaisseaux détachés qu'il n'était pas facile de guetter et de surprendre, tandis que la flotte et les galions avaient été souvent bloqués dans les ports ou interceptés en pleine mer par des escadres envoyées à leur poursuite. La dernière flotte partie pour la Véra-Cruzmit à la voile en 1735. Deux ans après, eut lieu la dernière expédition des galions. A partir de cette époque, le commerce avec les Indes ne se fit plus que par des vaisseaux isolés. Mais le plus grand de tous les abus ne disparut que sous le règne de Charles III. En 1 764, ce prince modifia pour la première fois, dans l'intérêt des colonies et de la métropole, le système commercial qui avait été suivi depuis la conquête du Mexique et du Pérou. Il établit à la Corogne des paquebots qui partaient, une fois tous les mois, pour la Havane et pour le port de Porto-Rico, et deux fois, pour la rivière de la Plata, et il autorisa les commerçants de cette ville à emporter une demi-cargaison de marchandises espa-
1 . On donnait ce nom à des vaisseaux détichés dont les marchandises avaient été enregiêtréeê dans le port de Cadix pour rac^uittement des droits. Ibid.yU Hl, 2«part.,p. 286.
gnoles, et à rapporter une demi-cargaison de productions de TAmérique. Cette modification de l'ancienne routine servit d'acheminement à la célèbre Ordon^ nancê sur le libre commerce avec les colonies^ qui parut en 1765. Le monopole du trafic avec les Indes ne fut plus limité au port de Cadix. Les ports de la Corogne, de Gijon, de Santander, de Se ville, de Carthagène, d'Âlicante et de Barcelonne furent autorisés à commercer directement avec les îles du Vent, Tîle de Cuba, Hispaniola, le Jucatan, Porto-Rico, Campèche et la Louisiane. Le même droit fut accordé successivement à plusieurs autres ports du royaume, et leur nombre finit par s'élever jusqu'à douze^ en y comprenant Ténériffe et Palma. L'ordonnance royale portait qu'à l'avenir les produits de l'Andalousie seraient exportés en Amérique par les ports de Cadix et de Séville; ceux de Valence et de Murcie par les ports d'Alicante et de Carthagène ; ceux du royaume de Grenade par le port de Malaga; ceux de la Catalogne et de TAragon par le port de Barcelonne; ceux de la Castille par Santander ; ceux de la Galice par la Corogne ; ceux des Asturies par le port de Gijon; ceux des Canaries par Ténérifife; ceux de Majorque, de Minorque et d'Ivice * par le port de