‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 20 sur 202 · Sismondi, t. XXVI, p · texte numérisé non relu

Sismondi, t. XXVI, p

par terre la ville de Roses^ qui se rendit après un siège de trois jours (1693) *. En 1645, elle s'était défendue pendant quarante-neuf jours, et sa résistance avait coûté la vie à huit mille hommes. Mais le gouvernement avait négligé de relever les fortifications ruinées, et les soldats n'ayant reçu ni les poudres ni les autres munitions de guerre qui leur étaient indispensables, elle succomba presque sans se défendre. La prise de Roses répandit la consternation en Espagne. Le vice-roi de Catalogne tremblait pour Girone ; il en fit sortir les religieuses et toutes les bouches inutiles. Le duc de Noailles se disposait à mettre le siège devant cette place forte, lorsqu'il reçut Tordre d'envoyer ses meilleurs régiments à l'armée du Piémont. L'année suivante, il rentra en campagne avec quinze mille hommes de pied et dix mille chevaux (1694). Le duc de Médina-Sidonia occupait les bords du Ter et paraissait décidé à empêcher les Français de passer cette rivière. On faisait de grands préparatifs à Madrid pour lui envoyer des renforts, mais ils n'aboutirent à aucun résultat. « Ici , écrivait l'ambassadeur d'Angleterre , on n'a pu mettre ensemble mille hommes , car il déserte chaque jour autant de vieux soldats qu'on amène

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