‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 66 sur 202 · Bd&somi^ietre, Journal de ma vie, p · texte numérisé non relu

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saluer. DâDS les occasions extraordinaires, les grands luttaient de magnificence avec le roi lui-même. Le duc de Lerma, qui possédait un revenu de six cent mille ducats ^ , en dépensa trois cent mille ^ pendant les fêtes qui furent célébrées à Valence pour le mariage de Philippe m, et quatre cent mille ' à l'occasion de l'entrée d'Elisabeth de France en Espagne. Il consacra plus de quinze cent mille ducats^ à des fondations pieuses. Ses parents et ses amis dépensaient leurs revenus avec la même prodigalité. Miranda avait un trésor composé de pierres précieuses. Caldéron rivalisait de faste avec les plus riches seigneurs. Lorsqu'il fut arrêté après la disgrâce du duc de Lerma, on confisqua dans son palais et dans ceux de ses amis plus de six cent mille ducats^ sans compter les joyaux et la vaisselle d or et d'argent *.

L'exemple donné par le duc de Lerma et par les chefs des puissantes familles de Mendoza^ d'Enriquez, de Pacheco et de Girone finit par devenir con-

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