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étaient tirés de Télranger. Ils armaient à porter des manteaux anglais^ des bonnets de Lombardie^ des chaussures d'Allemagne. Us achetaient des lins de Hollande, des toiles de Florence ou de Milan \ Le moindre gentilhomme voulait que sa femme ûe sortît qu'en voiture, et que sa voiture ne fût pas moins brillante que celle d'un seigneur de la cour ^. Â l'exemple des grands, ils avaient des chapelains attachés à leurs maisons, des secrétaires, des mayor domos ou maîtres d'hôtel , des guarda$ ropa on valets de chambre, des cuisiniers, des garçons de cuisine, des boléros ou cochers, des palefreniers, des nto- Z08 aguadores, qui allaient chercher Teau et que Ton employait aux gros ouvrages, des mozos damesa, chargés du service dans l'intérieur des appartements, des eseuderos ou écuyers qui couraient à cheval, Tépée au côté, devant les voitures de leurs maîtres. Ils avaient aussi un grand nombre de servantes. C'étaient les crtadas mozas, chargées des travaux pénibles, les criadas graves ou femmes de chambre, qui faisaient les ouvrages délicats de leurs maîtresses, et qui ne mangeaient pas à la même table que les domestiques et les autres servantes.