Relation du voyage d'Espagne fait en 1679, t. U, p
2. Jbid., p. 114. Cf. Mariana, de Régis ïnstilutione,ii^. 155-156. ÉâiUon de Tolède, 1599, iii-é».
3. Pechero, el qne esta obligado à pagar el pecho 6 tributo. Définition du Dictionnaire de i' Académie de Madrid. Le pecho était ^n impôt SUT la propriélé foncière.
repoussé les Arabes et reconquis la patrie de leurs ancêtres. Les autres avaient vécu méprisés au milieu des Mahométans, et devaient tout à leurs libérateurs. Aussi la législation était-elle exclusivement favorable aux hidalgos. « Il faut les favoriser, disaient Ferdinand et Isabelle, car c'est avec leur épée que nous gagnons des batailles ^ » Et d'abord la loi protégeait Vhidalgo contre son créancier. On ne pouvait lui enlever, pour cause de dettes, ni s$i maison, ni son cheval, ni sa mule, ni ses armes, ni surtout sa liberté. Il ne pouvait être appliqué à la torture, et même il était exempt de payer rimpôt ^. Les pécheras , au contraire , cultivaient la terre, soutenaient les manufactures et supportaient le fardeau des charges publiques. Ainsi, à Vhidalgo la gloire et le danger, au peehero le mépris et le travail. Or, ce mépris que les chrétiens des montagnes professaient pour ceux de la plaine, ils le témoignèrent bientôt pour toutes les occupations des pécheras ; et, dans ce pays classique de l'honneur, l'industrie fut frappée d'une sorte de réprobation. On regarda comme une chose vile de travailler à l'exemple de ces hommes dégradés, qui formaient cependant la