‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 89 sur 202 · Ulloa, Impart., p · texte numérisé non relu

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2. Humboldt;et Bonpland, Essai poUtfque sur le royaume âe la Nouvelle Espagne, liv. V, cliap. Xll.

168 SECONDE partie;.

trées voisines s'approvisionnaient par contrebande en France et en Portugal ^

En 1 576, les certes déclarèrent que la nation n'était plus en état de supporter ces charges accablantes. Leurs prières, leurs plaintes ne furent pas écoutées. La guerre de Flandre et les troubles religieux f qui prenaient ^n France un caractère de plus en plus sérieux, ne permettaient pas à Philippe II de diminuer le fardeau public. Heureusement Tacquisition du Portugal et de ses colonies augmenta ses revenus de deux millions sept cent quatre-vingt mille cruzades '• Cet argent permit au roi de ne pas augmenter les impôts pendant quelques années. Mais bientôt les préparatifs de la grande expédition dirigée contre l'Angleterre amenèrent une crise nouvelle. On leva de fortes contributions en argent dans tout le royaume, et chaque province dut en outre fournir sa part à l'approvisionnement de la flotte invincible : l'Andalousie donna douze mille quintaux de biscuit; Séville, six mille tonneaux

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