‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 88 sur 202 · Raake, p · texte numérisé non relu

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obligé de recourir à d'autres expédients. Il augmenta les droits des douanes de Séville; il frappa d'une taxe plus considérable les laines que Ton exportait du royaume; il s'empara du monopole des cartes à jouer et du mercure; il s'attribua la vente exclusive de la cire à cacheter, du plomb, du soufre, de la poudre à canon ^ Toutes ces mesures étaient ruineuses pour l'industrie, et d'ailleurs elles n'atteignaient qu'imparfaitement la but que se proposait le monarque. En effet, une énorme quantité de poudre était importée par contrebande en Espagne et dans les colonies. Ce qui le prouve, c'est que les mineurs de l'Amérique achetaient tous les ans de trois à quatre mille quintaux de poudre dans les magasins du roi, tandis que, pour la seule mine de Yalenciana, ils en consommaient quinze à seize cents ^. Il en était de même pour les autres articles dont le gouvernement s'était arrogé depuis longtemps le monopole. La saline de Mata, dans le royaume de Valence, aurait pu fournir du sel à toutes les provinces de l'Espagne ; mais Philippe II avait tellement haussé le prix de cette denrée, que les habitants de la Galice et des con-

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