‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 9 sur 202 · Migoet,t. H, p · texte numérisé non relu

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pes^ et avoir rassuré les esprits abattus. Et comme la nécessité de continuer ces préparatifs militaires réclamait aussi ma présence à Bruxelles, je suis revenu dans cette ville, où je m'occupe à recruter des soldats, à disposer l'artillerie comme les circonstan-ces le permettent, et à prendre des mesures pour assurer le service du pain de munition ; car il n'y a ni moyens ni ressources pour faire entrer dans les places de guerre autant de provisions qu'il le faudrait, les deux cent mille écus ^ que j'ai reçus en dix mois ne suffisent pas pour couvrir le centième des besoins. Je vois bien la nécessité qui vous presse en Espagne , mais la connaissance que j'en ai ne remédie pas aux besoins qu'on éprouve ici'...« Au reste, il est certain. Madame, que jamais les Français ne pourraient nous faire plus de mal; car, s'ils nous attaquent ce printemps, je ne vois pas comment les Pays-Bas seraient sauvés , à moins d'un miracle. Votre Majesté n'ignore pas que je crie et proteste depuis bien longtemps ; et je crois que si on nous demandait une province d'Espagne pour éviter une rupture cette année, il faudrait en

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