francs
4. Olmeda^ Derecho publico de la paz y de la guerraf 1. 1, p. 1 37.
rembarras général. Us inondèrent l'Espagne d'immenses quantités decuivre, qu'ils échangèrent contre de Tor et de l'argent. Bientôt il y eut dans le seul royaume de Castille cent vingt-huit millions environ de cette monnaie qui avait un cours forcé et qui ne pouvait manquer de tomber en discrédit. Les ventes et les achats devinrent de plus en plus rares et il en résulta une diminution sensible dans les revenus publics *.
H fallut augmenter de nouveau les droits que l'État percevait sur le vin, l'huile et les autres objets de consommation. Pour empêcher toute fraude, le gouvernement établit des commissions qui devaient protéger les intérêts du fisc et exercer les unes sur les autres une surveillance réciproque. Malgré ces mesures les recettes ne couvraient pas les dépenses. On résolut de pressurer les Juifs portugais. En 1605, on les obligea de payer deux millions quatre cent mille cruzades , pour obtenir la remise des peines qu'ils avaient encourues par leur apostasie et l'annulation des poursuites dirigées contre eux
1 . Joannis Marianae , Tractatus de monetœ mtUatione, Dans ce livre curieux, qui parut à Cologne en l609,Mariana fit ressortir les funestes conséquences de Taltération des monnaies. On Ten punit par la prison. — V. Compendio de la Hiitoria de Espana, por don Joseph OiUz y Sanz, t. VI, p. 294.
pour cause d'usures \ En 1608, on augmenta rimpôt des millones. En 1610, TEspagne était en paix avec la France, l'Angleterre et la Hollande, et cependant elle ne pouvait parvenir à rétablir l'équilibre entre les recettes et les dépenses, ni à faire refleurir le commerce et l'industrie. Henri IV s'était procuré un état exact des dépenses et des revenus de Philippe HI , au moment où il allait entreprendre la guerre pour abaisser la maison d'Autriche et replacer la France au rang qu'elle avait perdu. Nous empruntons à ce document les faits suivants. Ils font connaître le désordre qui régnait dans les finances : en 1610, le gouvernement avait déjà engagé les revenus des salines de la Castille affermés tous les ans pour trois cent douze mille ducats^; la dîme de la mer, que l'on percevait sur les marchandises à leur entrée en Castille et qui était affermée pour trois cent six mille ducats ^ ; l'impôt sur les soies, que l'on recueillait dans le royaume de Grenade et qui rapportait cent vingt mille ducats *. Le revenu des sucres perçu dans cette même pro-
1 . Archives du Ministère des affaires étrangères. Mémoire sur les revenus et les dépenses du roi d'Espagne en 1610.
2. 2,677,120franes, Valeur relative: 2,577,120 X 2 =? 5,154,240 fr.