‹ L'Espagne depuis le règne de Philippe IIChapitre 96 sur 202 · Davik; anno f · texte numérisé non relu

Davik; anno f

accueillie. La junte^ assemblée à Guernica , protesta contre cet édit illégal, et Pedro de Gamboa fut envoyé à Valladolid, où séjournait la cour, pour en obtenir la révocation. Cette fois encore, le roi fut obligé de céder * .

Il résolut alors de recourir pour la seconde fois à un vol déguisé , à l'altération des monnaies. Les monnaies qui, suivant l'expression de Saavedra, devraient être maintenues pures comme la religion , furent falsifiées par ordre de Philippe III *; et, comme si l'Espagne avait été un royaume fermé de toutes parts et sans relations avec les contrées voisines, on y doubla la valeur du billon proportionnée jusqu'alors à celle des autres matières. En 1603, le gouverne* ment émit de la monnaie de cuivre pour la valeur de plus de six millions de ducats ', et réalisa un bénéfice équivalent à la moitié de cette somme. Mais bientôt tout le monde s'aperçut de la fraude. Les manufacturiers cachèrent leurs marchandises , le travail fut partout interrompu, et l'on éprouva au sein de la paix les besoins que fait subir la guerre la plus désastreuse^. Les étrangers ajoutèrent encore à

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