TRIBUNAL
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es ins de 4 moresque, sont nu a Mas e ds amat An dans les plus belles collections. | FAT é I, due d'Anjou, qui eût été, s’il eût vécu de nos jours, un amateur, un RL
onné, le 4on roi René ornait les « dressouers» de ses châteaux de faïences valenciennes : : On Y- Role tantôt un grand plat de terre de Valence, » tantôt un « lavoir à mains » ou un « bacin : de pareille terre, » on bien encore « des plats parfonts de ladite terre, à fewillages dorés, à fleurs perses, où à au fons un aigle... »
Nous avons essayé ailleurs de faire l'histoire de ces élégantes poteries hispano-moresques, sur lesquelles nous aurons bientôt l'occasion de revenir. S
Disons seulement quelques mots des principaux caractères auxquels les amateurs pourront reconnaître certaines pièces de fabrique valencienne. Ce sont d'abord les plats dont le revers est orné d'un aigle à l'aspect héraldique, ceux «ou a au fons un aigle...» Nous possédons plusieurs de ces plats, où figure l'oiseau de saint Jean; or, cet évangéliste était particulièrement vénéré à Valence. Assez souvent, on voit d'autres plats ornés de cette inscription, placée circulairement : QC Zn principio erat Verbum, et Verbum erat apud Deum. » Chacun sait que c'est le commencement de l'Évangile selon saint Jean. Citons encore un plat du British Museum, sur lequel se lisent ces mots : « Senta (sic) Catalina, quarda nos :» — Sainte Catherine, protégez-nous. L'église de Santa Catalina et la place du même nom, qui existent encore à Valence, datent du moyen àge.
Une particularité digne de remarque, c’est que les faïences, si souvent ornées d'inscriptions ou de symboles chrétiens, étaient fabriquées par des moriscos, bons chrétiens en apparence, mais au fond fidèles à leur ancienne foi ; c'étaient quelquefois de pauvres diables qui se contentaient. pendant quatre années d'apprentissage, de la nourriture et de quelques vêtements.
A Manises, et dans plusieurs villages voisins, on fait encore aujourd'hui toutes sortes de faïences, notamment des azulejos (en dialecte valencien rajolas), carreaux vernissés aux brillantes couleurs, qu'on emploie pour le dallage et pour le revêtement. des murs, et qu'on expédie dans toute l'Espagne, et même à l'étranger. Manises est un joli village à deux lieues de Valence; nous avions pris pour nous y rendre une /artana, le seul véhicule usité dans le pays, et un des plus arriérés qu'on puisse voir : la tartana, qui n'a aucun rapport avec le bateau qui porte le même nom, est une espèce de charrette couverte de toile cirée supportée par des cerceaux arrondis; lintérieur est garni de deux banes parallèles, placés dans le sens de la longueur; la caisse, qui n'est aucunement suspendue, pose simplement sur les essieux, en sorte qu'au moindre cahot, les voyageurs sont lancés les uns sur les autres ; la artana est fermée par dévant, et l'entrée est placée à l'arrière : on y monte au moyen d'un marchepied composé d'un morceau de bois arrondi en demi-cercle. Quant au conducteur, qu'on appelle zrtanero, il est assis en dehors, sur le brancard de gauche, les jambes retenues par un petit marchepied; habitué aux soubresauts, il se tent merveilleusement en équilibre. I suffit ordinairement de deux heures passées en tartane pour être moulu; nous devons dire, cependant, qu'il y a‘aussi des tartanes Rene parfaitement suspendues, et ornées avec beaucoup de luxe. Ces équipages ont résisté jusqu'à présent à l’invasion des modes étrangères, et on en voit encore un bon nombre dans les rues et sur les promenades.
Comme nous rentrions à Valence, les membres endoloris, notre /artanero nous montra d'un seste joyeux une immense affiche verte : c'était l'annonce de deux grandes courses de taureaux qui devaient avoir lieu prochainement. «On ne connaît pas cela chez vous, nous dit le artanero tout fier: caballeros, je vous en supplie, ne manquez pas d'y aller. » Etil se mit à nous vanter les charmes de ce divertissement ; c'était un amateur passionné des taureaux, comme la grande majovité des Espagnols ; nous ne le quittèmes qu'après lui avoir bien promis que nous assisterions à la
prochaine corrida. ,
"di AAUA AT OUR
UN TARTANERO (page 43).