LA FONTAINE SAN ANTONIO, A ARANJUEZ
ce royal séjour de printemps, — Aeal Sitio de primavera. Le principal plaisir que lui offrait Aranjuez était la chasse, exercice favori de plusieurs princes espagnols. Un auteur contemporain nous le peint avec son costume habituel : grand chapeau, frac gris de drap de Ségovie, veste de buffle, petite dague, culottes noires et bas de laine. Ses poches étaient toujours pleines de couteaux el dustensiles de chasse. « Dans les jours de gala on lui passe un habit magnifique ; mais comme n’en à pas moins le projet de chasser l'après-diner, etqu'ilest fort économe de son temps, il porte loujours ses culottes noires avec toutes sortes d'habits. Je crois qu'il n’y à que trois jours dans l'année où le prince n'aille pas à la chasse, et ces trois jours-là sont marqués en noir sur son calendrier... Ni tempête, ni vent, ni froid, ni chaud, ni pluie ne peuvent l'empêcher de sortir; et lorsque l’on apprend que l’on à vu un loup, il n'y à aucune distance qui puisse l'arrêter : il pParcourroit plutôt la moitié de son rOYaume... » ; ; Dès le temps de Saint-Simon, le parc d’Aranjuez était fort giboyeux : il raconte qu'un jour, se trouvant sur une petite place de pelouse environnée de bois, un valet se mit à siffler : (Aussitôt cette petite place se remplit de sangliers et de marcassins de toutes grandeurs, dont il
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