‹ L'EspagneChapitre 192 sur 287 · ALT · texte numérisé non relu

ALT

# NN ou pourpoint attaché avec des

a) te S cordons de soie et serré par une

CAL Ni ESS ceinture de cuir d'où pendent

AU I À a NN deux petites poches, larges ru-

Ut (n LA | NS gas où hauts-de-chausses tom-

ti JA il | | \) } ES bant sur les genoux, et longues Ne À 1) MAS A | guêtres de gros drap noir. La Nil A Cane mur ot um es pe A ant al 11 1 \ a commerçantes de Madrid. Dans sy \ {| | | | \\ IN |! la partie basse, non loin de l’amag |) La fl UE bassade de France, se trouvent,

* Me A plusieurs boutiques d'escribanos,

UNE HORGHATERA VALENGIENNE, À MADRID. situées au rez-de-chaussée, et au-

dessus desquelles se lit cette Ins- CMpluon : Escribanta. Les notaires espagnols doivent faire d'assez bonnes affaires. puisqu'un

\Y AE A ER, F î Lise TE TPS:

Dore LEA \

\ hd ai À * A à REA 2 Le LOS ancien proverbe fait allusion à l'a KP MAIS ST VÉFOMESNSNSSES Le à: 00 SN + LA sus dt SORT SP ANEEE Es ser 2 ST 3 VAS. TE: DNS. RE y | ‘à pa 24014 Mano sobre mano, AR A NT -# PMR NEC ST ICGIRUMUTeNde FD 3 Fe Dex . « Des oiseaux qui ont go de ue à dit un autre quatrain la peine à tandis qu'une seule leur suffit pour ent etenir fille et femme. » pe ts. Nr re SAT ï y ; d Pre, MU - D 449 3 A À 3 , “ ri L Päjaros con muchas plumas ps TES - | DL Hi 3 . # No se pued tener ; 3 ; TÆ & se pueden mantener ; | 4 Los escribanos, con una, | | Ù $ 5 7 Mantienen moza y mujer. EU à: + Les notaires sont bien autrement malmenés dans certains couplets populaires. Qu’on en juge sd ; par celui-ci, d'après lequel, plutôt ,

. que de voir l'âme d'un escribano monter au ciel, on verra son encrier, son papier et sa plume se mettre à danser le /andango :

Primero que suba al cielo

El alma de un escribano,

Tintero, papel y pluma

Han de bailar el fandango.

En voici un autre qui nous fait

penser aux chats fourez de Rabelais :

Un escribano y un gato

En un pozo se cayeron ;

Como los dos tenian uñas, Por la pared se subieron.

«Un escribano et un chat — Tombèrent dans un puits; — Mais, comme tous deux avaient des griffes, — Ils remontèrent en s accrochant au mur. »

Les escribanos partagent avec les employés et les gens de plume en cénéral le surnom irrévérencieux, mais expressif, de cagatintas. Ce sobriquet s'applique particulièrement aux escribrientes-memorialistas, qui, abrités derrière un vieux 4ombo ou paravent, mettent, comme nos écrivains publics, leur talent calligrabhique et leur discrétion à la dis- | position des gens illettrés. UN JARRERO (MARCHAND DE JARRES), À MADRID.

Revenons à la Calle Mayor ; voici :

la Casa de los Lujanes, un ancien palais de la famille de Lujan, qu'on ne remarquerait guère Sil n'avait servi de prison à François I, lorsqu'il arriva à Madrid en 1525. Le souvenir de la caplivité du roi de France est resté longtemps populaire en Espagne : au dix-septième siècle, les chanteurs de dcaras et de romances écorchaient encore, avec accompagnement de fifre et de tambour, l'ancienne chanson qui commençait ainsi : | F, 6

ul

Quand le roy partit de France, A la male heur il en partit, etc.

« Cette chanson est chantée en fort mauvais français par des gens qui n’en entendent pas un seul mot ; tout ce qu'ils en savent, c’est que le roi fut pris par les Espagnols, et comme cette prise est fort à leur gloire, ils en veulent faire passer le souvenir à leurs enfants. » C'est dans cette prison, lisons-nous dans Sandoval, qu'un soldat de Pavie, nommé Roldän, vint un jour demander à parler à François [pour lui présenter une balle d’or qu'il avait préparée à son intention, désirant lui donner la mort d’une manière digne d’un si grand prince : « Puisque Dieu, ajouta le soldat, n’a pas permis que j'en fisse usage, acceptez-la pour aider à payer votre rançon : elle pèse une once, et vaut huit ES ducats. » Charles-Quint, ne trouà ï & su MCE vant pas le roi de France assez ‘ MSIE MR bien gardé dans la Casa de Los Lujanes, le fit transférer dans le palais du duc del Arco, puis dans l’ancien Alcazar de Madrid.

Quittons la Calle Mayor pour la Calle de Toledo, une des rues les plus bruyantes de Madrid, où les mantes de Valence, de Palencia et de Burgos, suspendues en plein air à côté des aparejos de mules aux nuances éclatantes, offrent un coup d'œil digne du pinceau d’un coloriste. Non loin de là, dans la calle de Segovia, sont les mesones où descendent les arréeros et les gens du peuple qui arrivent de province ; ces auberges n’ont pas changé depuis le temps de Don Quichotte, et leur aspect n’est rien moins que séduisant. Des établissements beaucoup plus propres, que l’on trouve également, du reste, dans des quartiers plus élégants, ce sont les chuferias valenciennes, où l’on vend à bon marché toutes sortes de boissons UNMAVELLANERO (MARCHAND DE NOISETTES) ARAGONAIS, A-MADRID. rafraîchissantes. Quand arrive

Page 1