‹ L'EspagneChapitre 191 sur 287 · TL LS RÉ ES · texte numérisé non relu

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ESTERERO (MARCHAND DE NATTES), AGUADOR (PORTEUR D'EAU), ETC., A MADRID.

combattre en l'honneur de sa fiancée, malgré la défense qu'elle lui en avait faite : au moment où il allait frapper le taureau, un jeune villageois paraît tout à coup, et lance un dard à animal, qui se retourne furieux et poursuit son agresseur, dont le bonnet vient à tomber : alors les plus beaux et les plus longs cheveux du monde se déroulent. Le cavalier, qui reconnaît sa fiancée, vole à son secours, mais en vain, et les deux amants, qu’on emmène dangereusement blessés, demandent qu'on les marie sur-le-champ. En 1846, de très-bélles courses de taureaux eurent lieu sur la Plaza Mayor, lors du mariage du due de Montpensier avec l’Infante. Ces corridas, dans lesquelles figurèrent de grands personnages et plusieurs espadas célèbres, tels que Montès, Cucharès et le Chiclanero, sont les dernières qui aient été données à l'occasion des Festas Heales. Au milieu de la Plaza Mayor s'élève une statue en bronze d’un assez bel effet, représentant Philippe HI à cheval. Les arcades qui entourent la place sont occupées par des boutiques où se vendent divers produits de l’industrie locale, tels que des #10onteras ou bonnets de fourrure, des jarrelières ornées de devises, des castagnettes, des couteaux et toutes sortes de merceries.

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Dans quelques magasins, où l’on vend des ÿ/ondas de Almagro et des dentelles de Catalogne, l'ancien usage de surfaire la marchandise s’est conservé dans toute sa pureté. Quelques bour- < geois, assis sous les arcades, devant les cabinets de lecture, se livrent avec ardèur à la lecture des journaux. Les Espagnols, en général, ont de tout temps été passionnés pour la po- | Jitique ; chez les Madrileños, la politicomania existe à l'état chronique. «Il n’y a personne à Madrid, éerivait-on il y a plus de deux cents ans, pas même les savetiers et les porteurs d’eau, qui ne se pique d'entendre la politique à fond.» Un auteur du même temps nous montre comment le savetier madrilègne,

« Oubliant quel est son métier,

Vient faire en se quarrant l'homme de conséquence, Et parlant d’affaires d’Etat,

Veut réformer par sa prudence Le ministre et le potentat. »

En nous rendant de la Plaza Mayor à la Calle Mayor, arrêtons-nous un instant devant les boutiques des Maragatos. H est peu de types plus curieux que celui du Maragato, que nous verrons plus tard chez lui : il quitte son pays pour aller chercher fortune, en exerçant à Madrid la | £. | profession de marchand de poisus =. Lee -":". son, ou en parcourant la pénm-

sule comme erriero. Chez lui comme au dehors, le Maragato

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