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LE MARCHÉ, A VITORJA.

autant des 290$ chumbos (fruits du cactus), si communs en Andalousie, et des escargots. IH va même un proverbe à ce sujet :

Sobre caracoles Higos y brevas, Agua no bebas:

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à } NS 2 po : + (y it re ,, : 4 sh NY a LEE É 1 SEAL PE i h ae Le à Ft 1 MOT 7 are € ! à si + 5 F: EE ae * Nous nous rendîmes, pour employer notre soirée, à l’ unique théâtre de Vitoria ; ayant donné, pour payér nos places, une-pièce à 2. 0 D AE lt ROME IR

d'or de cent réaux, l'employé du bureau nous la rendit comme fausse, après l'avoir examinée, fait sonner, et finalement pesée dans une petite balance, accessoire obligé en Espagne pour tous ceux qui sont appelés à manier l'argent. « Elle a le poids, nous dit-il, mais j'ai vu de suite qu'elle avait mauvaise mine et mauvais Son, — 77ala cara y mal sonido. » C'est que nous sommes .

dans le pays de la fausse monnaie : nulle part on n'en rencontre aussi fréquemment ; nulle part on n’a poussé aussi loin l’art de falsifier, de contrefaire, de rogner. les pièces; aussi toutes celles que vous donnez sont réputées fausses à priori, surtout quand il s’agit d’une pièce d’or :

on la fait sauter pour mieux juger du son; on la pèse avec soin; on l’examine attentivement à la loupe, et quelquefois même on l’essaye sur la pierre de touche. Il y a des gens qui, manquant sans doute de l’habileté ou des ressources nécessaires pour exercer le métier de faussaires, se contentent de limer, rogner, ou | trouer les pièces d’or, et princi- MARCHANDE DE POULETS, À VITORIA. palement les onzas, qui valent un peu plus de quatre-vingts francs; aussi refuse-t-on toujours les onces qui sont courtes, — cortas, — comme on dit. L'industrie du faux monnayage, si florissante aujourd'hui, n’est pas nouvelle en Espagne, si nous en croyons ce que l’on raconte d’un célèbre peintre, Herrera le Vieux, qui fut emprisonné sdus l'accusation d’avoir fabriqué de la fausse monnaie. L'or et l'argent étaient du reste beaucoup plus rares alors qu'aujourd'hui, et l'on se servait surtout de billon : «.. L'argent ne roule pas et n’entre point dans le commerce, dit un ancien voyageur.

Pour moi, Je vous avoue que Je n’en ai Jamais moins vu, Ma parente reçoit d'assez grosses sommes tout en quartos.… On les donne au poids (car quel moyen de compter cette gueuserie-là?). Des hommes les apportent dans de grandes corbeilles de natte qu'ils attachent sur leur dos, et quand les payemens arrivent, toute la maison passe huit jours à compter les guartos. Sur dix mille francs il n'y a pas cent pistoles en or ou en argent. » La monnaie de billon ou calderilla, — mot presque synonyme de chaudronnerie, — est vendue, dans quelques villes, par des changeurs de bas étage, qui tiennent boutique en plein air, comme dans certaines rues de Naples.

A mesure que nous nous éloignons de Vitoria pour nous rapprocher des Pyrénées, la contrée devient plus accidentée : après chaque tunnel, — et ils sont nombreux, — ce sont de nouveaux

LE RIO UROLA PRÈS ZUMÂRRAGA (GUIPUZGOA).

coteaux, quelquefois très-élevés, plantés pour la plupart de chènes verts, de noyers, de châtaigniers, de buis et de genêts épineux aux fleurs jaunes. Dans les parties dénuées d’arbres, la terre est ordinairement couverte d’une épaisse couche de bruyère. Quelques vallées sont plantées de pommiers : on se croirait en Normandie; le cidre (zagardüa) se fabrique dans les Provinces Basques en assez grande quantité, notamment dans les environs de Saint-Sébastien. Quant au win. le pays n'en produit que très-peu, et c’est à peine si l'on peut donner ce nom à un breuvage apre, aigre et sans substance que les Basques appellent chacoli, mot qui, en espagnol, est synonyme de piquette. L

Nous venons de traverser la station de Salvatierra et celle d'Alsäsua, où s'embranche la ligne de Pampelune et de Saragosse ; après avoir longé quelque temps le cours du rio Urola, nous yoiel

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