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LES CARLISTES

à Zumärraga, un bourg voisin d'Azpeitia, la patrie d'Ignace de Loyola. Nous sommes dans la province de Guipüzcoa, une des plus avancées de la Péninsule sous le double rapport de l'instruction et de l’industrie. A une courte distance se trouvent les célèbres mines de fer de Mondragon, dont nous avons déjà dit quelques mots à propos des épées de Tolède. Non loin de Zumärraga, nous renconträmes une famille de gètanos nomades ; on en voit peu dans les Provinces Basques, tandis qu'ils sont assez nombreux dans la Navarre, où un certain nombre d’entre eux sont établis, et parlent, dit-on, le basque aussi bien que leur calé. Les uns dormaient, couchés sur l'herbe : d’autres jouaient de la guitare; plus loin une petite gitana faisait, sous l'œil de sa mère, la toi lette de sa jeune sœur, pendant que celle-ci jouait avec un gros chat. Ici on ne voit guère que des

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GITANAS (PROVINCES BASQUES).

vitanos de passage, vendant ordinairement des paniers et des chapelets. Ils sont souvent persécutés, et on les oblige ordinairement à passer la nuit hors des villages ; plus d’une fois 11 nous est arrivé de voir des bandes de gamins les poursuivre à coups de pierres.

A une courte distance de Zumärraga, à mi-chemin entre Vitoria et Tolosa, se trouve la petite ville de Vergara, célèbre par la convention signée en 1839 entre Espartero et Maroto. Le Conve-

nio de Vergara mit fin, pour un temps, à la guerre civile qu’on à appelée la guerre de Sept ans,

— la querra de los siete anos. Cependant plusieurs insurrections vinrent prouver que le parti carliste n'était pas éteint : c'est en 1848, en 1855 et en 1869 qu'eurent lieu les soulèvements les plus importants. Cabrera, né à Tortosa en 1809, fut le héros. de la campagne carliste de 1848; bien qu'il vive encore, c'est en Espagne un personnage légendaire : son histoire se vend dans les rues, à côté d'images populaires où sont représentés ses exploits. Nous avons sous les yeux une de ces feuilles, où les principaux épisodes de ses campagnes, grossièrement gravés sur bois, sont représentés en quarante-huit tableaux. En parcourant cette Historia de Cabrera, on croirait assister à la lutte qui désole actuellement l'Espagne ; on n'y voit que jusiladas, cuchilladas et asesinatos : voici la mère de Cabrera fusillée à Tortosa; bientôt celle du colonel créstino Fontivero subit

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