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La voûte est parsemée d'étroites ouvertures en forme d'étoiles, entor zulejos : vertures ne laissaient filtrer que quelques rayons de lumière, sans permettre à la chaleur depé nétrer dans la pièce. Andrea Navagiero nous apprend qu'il vit ces bains tels qu'ils étaient du ps TE des Mores, et que ces ouvertures étaient garnies de verres de couleur. On retrouve exactement la me Tia même disposition dans les anciens bains arabes, soit en Orient, soit en Espagne; nous l'avons Cés F re FA observée notamment à Barcelone, à Valence et à Palma de Majorque. D dE ; Nous traverserons sans nous arrêter la Sala de las Frutas, qui doit son nom à des fruits représentés sur la voûte, et le Patio de la Reja, petite cour garnie d’un grillage de fer, et nous terminerons notre visite, en revenant sur nos pas, par la Sala de Justicia, ou Salle du Jugement, appelée aussi Sala del Tribunal : c'est plutôt une galerie divisée en trois compartiments, dont chacun est couvert d'une coupole ou voûte de forme ovale; on voit sur cette voûte les fameuses peintures moresques de l’Alhambra, faites sur des panneaux de cuir cousus ensemble, et cloués sur une surface concave, composée de planches d'un bois résineux : le cuir est revêtu d'un enduit de plâtre qui nous à paru semblable à celui des tableaux des écoles primitives. : La peinture qui occupe le milieu représente dix personnages assis sur deux rangs, et à chaque extrémité de l’ovale, l’écusson des rois de Grenade, supporté par deux lions; ces personnages au teint brun et à la barbe noire à deux pointes, sont assis sur des coussins, et portent le costume des Mores d'Espagne, costume d’une grande simplicité: la tête est couverte du turban oriental et de la marlota, espèce de capuchon qui retombe sur les épaules ; le reste du vêtement se compose d’un ample a/bornoz ou burnous, descendant jusqu'aux pieds. Les dix Mores sont armés de l'épée moresque, longue et large. Ces dix personnages représentent peut-être des rois de Grenade, ou bien un conseil de chefs délibérant : le mouvement des mains, qui indique une diseussion, rend la dernière opinion assez probable. | Une autre peintnre représente différents sujets de chasse : ici, c'est un cavalier chrétien, la lance en arrêt, perçant un lion qui se précipite sur son cheval ; à côté, un autre cavalier, portant le costume moresque, combat un animal qui paraît être un ours ou un sanglier ; plus loin. un autre More, tenant son cheval par la bride, présente le produit de sa chasse à une dame vêtue d’une longue robe. De chaque côté s'élèvent des tours et d’élégantes fontaines d’où s'échappent des jets d’eau. Les couleurs sont encore très-vives, et forment des teintes plates, sans que les ombres soient indiquées; celles qui dominent sont le rouge vif et le rouge brique, le vert clair et foncé, et le blanc; les contours sont tracés au moyen d’un trait de bistre assez épais. Dans le dernier tableau, on voit encore un cavalier chrétien tuant un ours de son épée, et un cavalier more perçant un cerf de sa lance ; un autre More, portant son adarga, grand bouclier de euir exactement semblable à ceux qu’on voit à l'Armeria de Madrid, frappe de sa lance un chrétien qui semble sur le point de tomber de cheval; du côté opposé, deux personnages jouent aux dames (le dameh des Arabes) ; enfin la partie la plus intéressante du tableau représente une dame tenant un lion enchaîné à ses pieds ; à sa droite, un homme velu et barbu, tel qu'on représente les hommes sauvages dans les anciennes armoiries espagnoles, est percé d'un coup de lance par un cavalier qui fond sur lui au galop. On a fait beaucoup de suppositions au sujet de ces derniers personnages, sans avoir jamais donné une explication satisfaisante : nous croyons avoir trouvé le mot de l'énigme dans les anciens romances moriscos, où il est question de la devise des une femme tenant un lion enchaîné, pour montrer que l'amour triomphe des plus forts ; Abencerrages était un homme sauvage terrassant un lion ; il paraît donc incontestable, a
Zégris :
celle des près ce
on, à chaque visite nouvelle, des détails restés inaperçus d'abord. La première fois que l'on quitte ces salles féeriques, ces patios si élégants et si voluptueux, mille images délicieuses, mais confuses, se présentent à l'esprit ; il semble qu'on vient de faire un rêve, et on se plait à répéter avec
Victor Hugo :
L'Alhambra ! l'Alhambra! palais que les génies Ont doré comme un rêve et rempli d'harmonies; Forteresse aux créneaux festonnés et croulans, Où l’on entend la nuit de magiques syllabes, Quand la lune, à travers les mille arceaux arabes, Sème les murs de trèfles blancs!
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