‹ L'Espagne, orné de quatre gravures d'après M. Gustave DoréChapitre 1 sur 174 · L'AUTEUR DÉDIE CES PAGES · texte numérisé non relu

L'AUTEUR DÉDIE CES PAGES

Gibraltar, 15 septembre 1861.

Ce livre n'est pas un itinéraire destiné à conduire le lecteur, d'étape en étape , d'un bout à l'autre de l'Espagne.

C'est plutôt un recueil de notes et de souvenirs de voyage où se trouvent mêlés, non suivant Fart des transitions, mais selon les incidents de la route, le grave au doux et même un peu le plaisant au sévère : les impressions se succèdent ainsi pour le voyageur. Si je ne me trompe, le contraste et l'imprévu les rendent à la fois plus vives et moins fatigantes.

En crayonnant cette esquisse de l'Espagne, j'ai cependant rattaché les grandes périodes de son histoire à quelques villes où elles se reflètent avec plus d'éclat. En présence de ses plus beaux monuments et de ses meilleures collections artistiques,

j'ai réuni de même les idées générales qui me semblent les plus exactes sur le caractère et le développement de l'art dans son sein.

J'ai voulu être vrai dans les tableaux de mœurs et les paysages; mais surtout j'ai pris à tâche en toute occasion de dissiper, autant qu'il m'était possible, les erreurs et les préjugés divers qui trop souvent dénaturent l'histoire et voilent aux yeux de l'étranger la noble physionomie de la catholique Espagne.

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