‹ L'Espagne, orné de quatre gravures d'après M. Gustave DoréChapitre 152 sur 174 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

MALAGA.— GRENADE. L'ARCHITECTURE MAURESQUE.— AL1CANTE. FABRIQUE DE TABAC. — VALENCE. PROCESSION DU ROSAIRE. POÉSIE POPULAIRE.

Le navire cinglait depuis longtemps vers le nordest, et le rocher géant montrait encore sa tête au-dessus d'une blanche collerette de nuages. A la proue, nous apercevions le Gibralfaro qui domine Malaga.

A Malaga, l'on comprend très-bien que notre activité moderne s'arrange assez mal du genre de construction des anciennes villes mauresques. Les voitures, à tout bout de rue, dans les vieux quartiers, sont menacées par des inscriptions de M. le maire (alcade), qui leur annonce une amende si elles y entrent par une extrémité tandis qu'un autre véhicule arrive à l'opposé. Au point de vue des coutumes ou des monuments, cette grande ville n'offre- qu'un médiocre intérêt à ceux qui connaissent l'Andalousie. Sa cathédrale, œuvre de Diego de Siloé, possède une très-riche silleria ou stallerie; elle est imposante, surtout à l'extérieur et vue à distance, par exemple du bord des navires en rade. C'est alors un colosse qui semble couvrir de son ombre la cité. William

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