TOME lY
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eour règne même dans le parc. — Boulingrin d'ormeaux.— Les paysages de la Manche. — Les habitants du pays. — Les mendiants tyrans. — Caractère des Espagnols analogue à la terre cju ils habitent. — Bergers guerriers. — La diligence volée. — Campements des patres. — La mesta. — Les troupeaux nomades. — Origine de cette institution. — Ses conséquences. — Liberté individuelle des Espagnols. — Imprudence des philanthropes à constitutions. — Tout gouvernement se résout en une théocratie avouée ou non. — La paresse est le principe de la philosophie pratique des Espagnols.
LETTRE XIX
A MADAME PAULINE BUCHAMBGE.
Andujar, 2 mai i83i,
L'Andalousie. — Première impression. — Pourquoi l'on voyage.
— Descente de la Sierra-Morena vers le royaume de Jaën. — Désappointement. — Beauté particulière de la végétation. — Arbres du Nord et du Midi rapprochés. — Serre naturelle. — Vallon de ISormamlie. — Transition brusque. — Les hommes et les plantes , tout est nouveau. — Attelages espagnols. — Manière de mener. — Noms des mulles. — Conversation des hommes avec les bêtes. — Beauté de la nuit. — l'iuie de printemps. — Parfums de la terre. — Souvenir de la chevalerie.
— Les vainqueurs subjugués par les vaincus. — Deux natures, deux opinions rivales : ce qui en est advenu. — Luttes prolongées. — Romance.
LETTRE XX
A MISS BOWI.es.
Cordoue , 3 mai i83i.
La cathédrale de Cordoue. — Rapport de l'an hiloclurc avec la pensée humaine. — th-îgine de In mosquée de Cordoup. — Dimension de l'église actuelle. — Sa forme. — Sa ressemblance nvec un quinconce. — Cloîlri' donnant mu- un bois d'orangers.
— Ensemble du monument. — Son effet. — Le chœur. — La chapelle mauresque. — Manuscrit original de l'Alcoran. — Ce que les Maures disent de nous à Tanger. — A quoi tient la civilisation. — Seconde espèce de poésie propre aux temps avancés. — Points de vue pris dans l'intérieur de la mosquée. — Effet pittoresque du monument. — Troupe de mendiants qui l'habitent. — Paysans de Valence venus pour faire la moisson.
— Leur costume , leur piété. — Prière du soir. — Le peuple et les chanoines. — Ge que c'est que l'Espagne. — Embarras du voyageur qui veut être vrai avant tout. — Insuffisance de nos langues modernes. — Points de vue des protestants. — Pourquoi on écrit. — L'amour de la vérité fait les martyrs. — Croix gravée sur \e marbre par l'ongle d'un prisonnier chrétien. — Extérieur de l'église. — Constitution du clergé espagnol. — Le jardin de l'évêché. — Température. — Effet de l'air sur les affections de l'âme. — L'imagination ne s'accorde guère avec la bonté. — Le poëte. — On a toujours peint en beau ce caractère parce que ce sont les poètes qui peignent. — L'inquisition.
— La police a remplacé le saint-office. — Précautions de l'auteur pour cacher ses letties. — Aspect de Cordoue. — Le pavé des rues. — Danses nationales. — Permission de porter des armes dans la ville. — Idée que les Espagnols se font de la liberté. — Chapeau à l'espagnole. — Le chapelier chantant.
— Le commerce entravé. — Douane dans l'intérieur du royaume.
LETTRE XXL
A MISS BOTCri.ES.
Cordoue, 4 i^^' l83i.
Précautions à prendre pour faire une coUk-se de trois lieues aux environs de Coï-doue. — Magnificence et population de cette ville du temps des Maures. — Les ermites de Cordoue. — Les difficultés du voyage sont un attrait de plus pour les curieux. — Dans les contrées poétiques on ne manque que du nécessaire. — Le jeune cavalier andaloux. — Son cheval , son costuujc. — Les mendiants. — Aspect des rues. — Les murs arabes. — Oùestla poésie en Espagne ? — Elle n'est plus dans les livres. — Tour-
ment du narraleur consciencieux. — Les femmes. — Les scène» de balcon. — Arrivée chez les ermites. — Leur manière de vivre. — Belle parole du chapelain, — Mot deGoëlhe sur le but de ses travaux liltcraires. — Son caraclèic. — l'orlraits et histoires de la vie de quelques-uns des solitaires de Cordoue. — Leur nombre. — Cloître libre. — Diflérence de la vie des ermites et de celle des gens du monde. — Les solitaires pilles par les brigands. — Description du pays. — Un voyage en Espagne est aussi cher qu'un voyage en Angleterre. — Esprit de la société à Cordoue. — La peur rend les hommes insociables. — Pourquoi d'Aguilar a été sui-nommé Gonzalve de Cordoue. — Les savants arabes. — Ouvrage à faire.
LETTRE XXII
A MISS BOT(ri.XS.
Séville , 6 mai i83i.
Description de la Campine. — La Sierra-Morena. — Ce qu'elle réveille de souvenirs poétiques. — Étymologie du nom de Sierra-Morena. — Etat du pays il y a soixante ans. — Don Pablo Olivadès, connu en France sous le nom de comte de Fili-.s.
— Son esprit, son caractère, ses liaisons avec les philosophes français. — Il entreprend la régénération du pays dont il est gouverneur. — Sa colonie allemande. — Ressource de son esprit.
— Force de sa volonté. — Ses lois. — Inimitié (ju'il .s'.illire.
— Décret contre les sociétés religieuses et contre la mcsta. — L'émeute des chapeaux à Madrid, sous Charles 111. — Olivadès personero de la nation. — Expulsion des jésuites. — Ce qui est resté des colonies allemandes. — LaCarolina. — Le moine Romuald. — L'inquisition. — Les cachots. — Le procès. — L'csi/, il de cette institution détournédc son but primitif. — Lesllaltours du peuple. — Souveraineté du pape — Insuflisance des institutions quelles quelles soient contre les passions. — Séance du tribunal de l'inquisition. — Don Pablo condamné à une réclusion de sept ans. — Son évasion. — Son séjour en France. — Effet de la révolution franç^-aise sur ses opinions. — Son retour dans son pays. — L'usage qu'il y fait de sa liberté'. — Sou livre
intitulé le Triomphe de l'Evangile, — Sa conversion publiée. — Dernier acte de courage qui couronne sa vie.
LETTRE XXin.
A MADAini: I.A COMTESSE DE HERCADO.
Séville, 7 mai i83i.
Route de Cordoue à Séville. — Végétation méridionale. — Aspect particulier des palmiers. — Environs de Séville. — Double usage d'une métairie. — Entrée de Séville du côté de Cordoue.
— Les murailles de la ville sont dentelées comme une scie. — Ecija, ville située entre Cordoue et Séville. — Promenade du soir à Ecija. — Aspect des rues et des maisons. — Scène d'intérieur. — La cour du palais d'un riche. — La danse nationale. — CoifTure des jeunes femmes. — Vanité des Andalouses.
— Prudence des hommes. — Comment j'explique cette réserve. — Les Espagnols comparés aux Normands.
LETTRE XXIV
A MOSrSIEUR I.E VICOMTE DE CHATEAUBRXANT.
Séville, 8 mai i83i .
Séville. — Première impression. — Mécompte. — La cathédrale surpasse l'attente. — 11 faut l'étudier. — Description de l'intérieur de la nef. — Aspect de l'ensemble. — Le sentiment religieux seul peut faire accomplir de telles entreprises. — Effet des scènes delà nature analogues aux effets de l'art. — Présence de Dieu. — Disposition particulièie du chœur dans les églises d'Espagne. — Hiérarchie ecclésiastique conservée dans le chapitre de Séville.
— L'archevêque, les chanoines. — Frais du culte. — Rapport de ce temple avec celui desjuifs. — Chapelles lalérales. — Chapelle des rois. — Tombeau de Christophe-Colomb — Archives nationales. — La Gii aida. — L'architecte de celle Tour l'ut aussi l'inventeur de l'algèbre. — Vue de Séville. — Panorama vivant.
— Effet de l'air. — Nom des principaux édifices de la ville. — >fagnificence des couvents. — Promenade de la Christina.- -
Monastère de Saint-Paul. — D'où est venue à l'homme l'idée de la vie monastique î — But et signification d'mie insitiluliou si contraire aux lois communes. — Les exceptions sont respectables quand elles ne troublent point l'ordre général. — Les abus nuisent surtout à ceux qui croient en profiter. — Mot de Montesquieu.
LETTRE XXV
A MISS BO-WLES.
Séville, 8 mai i83i.
La Lonja ( la Bourse ). — Architecture de ce monument. — Lettres de Christophe-Colomb, deFernand-Cortez , d'Amérique Vespuce , dePizarro, de Las-Cazas, etc., etc. — Matériaux pour l'histoire et la poésie. — Les conquérants de l'Amérique ne seraient plus les héros d'un siècle de spéculations financières. — Les hommes d'argent seront renversés à leur tour par les hommes d'esprit désintéressés. — Rousseau. — Influence de la pensée dégagée des intérêts vulgaires. — Écrivains menteurs , pires que des marchands trompeurs. — ^L Washington Irving. — Ses travaux. — Son succès.
LETTRE XX\T