A MONSIEUR I.OUIS BOUI.ANGER
Séville, 12 mai i83i.
Murillo. — 11 égale Raphaël sans lui ressembler. — Sa manière de peindre. — Rapport qu il y a entre l'arlisle et le pays. — Orgueil national justifié par les talents qui s'élèvent au milieu des peuples. — Conditions sociales nécessaires à la production des chefs-d'œuvre de l'art. — Talent particulier de Murillo
pour peindre l'air. — Tableau de Moïse à la Charité de Séville. — Composition, coloris, elTet général. — Idée poétique et religieuse. — L'étude de la peinture suffirait pour occuper le temps d'un voyageur à Séville. — Le plan de l'auteur est trop vaste. — Imperfection inévitable de son travail. — Tableaux dont le sujet ne comporte qu'vm petit nombre de figures. — Leur mérite. — Analyse du tableau de saint Jean de Dieu , qui avait été lait pour servir de pendant à la sainte Elisabeth. — Description détaillée de ce chef-d'œuvre. -^ Art merveilleux. — Parallèle de Raphaël et de Mui-illo. — Différence qui existe entreces deux hommes , attribuée aux conditions sociales autant qu'aux dispositions naturelles. — Les chefs-d'œuvre de Murillo sont mal éclairés et mal soignés à Séville. — Le couvent des capucins. — Tableaux qu'il renferme. — Moine eu prière ; tableau vivant. — Tableau de saint Thomas de Villa-Nueva. — La piété aussi nécessaire que le talent pour produire un semblable ouvrage. — Vision de saint Félix , un des chefs-d'œuvre de Murillo. — Traduction do la vie de Murillo d'après le dictionnaire historique des maîtres espagnols. — Accord du jugement de l'auteur de cet article avec celui du voyageur.
LETTRE XXXI