LETTRE XXVII
A MONSIEUR JUI.es JANINT.
Séville, 10 mai i83l.
Ce que c'est que la vie à Séville. — Manière d'habiter les maisons pendant l'été. — El patio ( la cour) : imitation de l'atrium des anciens. — L'ennui impossible dans un pays où le repos est une jouissance. — Mariages par le balcon, — A quoi servent les grilles. — ha. navaja , couteau de poche des Espagnols. — José Maria , le brigand , traite avec le roi des Espagnes. — Ignorance de ce qui se passe en France. — Issue du procès des ministres ignorée du gouverneur de Séville. — Le combat de taureaux. — Les taureaux de Séville. — Fuite du cheval et du cavalier autour de l'arène. — Présence d'esprit de l'homme. — Mort d'un picadore. — Cet événement est rare. — Echappée de vue sur la ville à travers une brèche formée par l'ouragan dans l'amphithéâtre. — Coucher de soleil. — Scène vraiment espagnole. — Un homme compatriote des taureaux. — Ses transports frénétiques. — L'hôpital rempli dans la saison des combats. — Costume national remplacé pur le frac européen.
— Les combats de taureaux perpétuent les modes anciennes.
— Les novillos. — Plaisir delà jeunesse de Séville. — Scènes burlesques à la fin du spectacle. — Soir d'été. — Art du torreador étudié par les jeunes gens de toutes les classes. — Lu homme de vingt ans, libre, arrivant à Séville, y restera toujours s'il a de l'intagination. — Traductions en prose. — Dans la poésie , l'expressiou ne peut être séparée de l'idée. — Traduc-
34i TABLE
tion d'une romance tirée du Romancero de romancet moriscos.
— Comparaison de la poésie et de l'architecture espagnole. — Traduition de la description du combat de taureaux par lord Byron , dans Childe-llaroid. — Le poète étranger vaincu par le poëte national. — Texte espagnol de la romance.
LETTRE XXVin.
A MADAME I.A DUCHESSE D'ABRAMTÈS.
Séville, 1 1 mai i83i.
Promenade dans l'intérieur et dans les jardins de l'Alcazar. — Première impression produite par cette espèce d'architecture.
— La pierre n est plus de la pierre. — Poésie orientale représentée par l'architecture. — Style pa' ticulier des édifices mauresques. — Il a quelque chose d'efTéminé. — Portes en bois ciselé. — Monuments qui confirment une histoire trop merveilleuse pour paraître vraie. — Souvenirs plus modernes. — Bains de Maria Padilla, maîtresse du roi Pierre-Ie-Cruel. — Barbarie des Espagnols modernes qui blanchissent à la chaux les ciselures mauresques. — Autre vandalisme. — Portraits des rois d'Espagne encadrés dans les sculptures arabes de la salle des ambassadeurs. — Effet qui résulte de cette flatterie de mauvais goût. — Compliment intéressé à Ferdinand VII — Le mal est plus grand depuis la révolution. — Aspect des jardins.— Les femmes espagnoles divisées en deux classes. — Beautés de l'art et de la nature. — Température. — Prières publiques pour faire cesser la pluie. — Cette pluie paraît un temps délicieux aux habitants du Nord. — Foi du peuple espagnol. — L'état social tel qu'il existe à Séville me paraît le plus favorable au bonheur des peuples. — Bonhem' de la monarchie autrichienne depuis plus de vingt ans.
LETTRE XXIX
A MADAME GAT
Séville , 11 mai i83i.
Femmes de Séville. — Ouelles sont les manières des personnes du monde. — Poésie du voyage. — Soirées espagnoles. — Politesse
particulière aux peuples du midi de l'Europe. — Influence de la religion sur le ton de la sociité. — le bon ton est dans la pensée plus que dans l'expression. — Véritable hospitalité. — Opinion de l'auteur sur les Espagnols. — Elle difTère de celle des autres voyageurs. — Diversité des mœurs dans les différentes provinces de l'Espagne. — La lutte entre les races étrangères et les indigènes dure toujours. — Contradictions apparentes de l'écrivain. — Ce sont des compliments faits à l'esprit du lecteur.
— La politesse gênante n'existe pas dans les petits cercles des habitants de Séville. — Promenade à la Christinn. — Toute la ville réunie dans ce lieu. — Les jours d'été moins longs que chez nous. — Manière de faire connaissance avec les dames andalouses. — La galanterie en public. — Elle a ses règles comme le combat de taureaux. — L'angelus. — Contraste des plaisirs mondains et des sentiments religieux. — Unique intérêt des femmes du monde à Séville. — La chaussure des Andalouses.
— Histoire d'une dame de Cadix. — Les souliers trop petits. — Ce que lisent les dames espagnoles. — Avantage de l'ignorance. — L'amour gagne ce que perd la science. — Esprit naturel. — Grâce particulière aux jeunes Andalouses. — Manière de faire connaissance à la promenade. — Amour platonique.
— Histoire d'un curé de campagne. — Le cicérone de Séville.
— C'est un prêtre. — A quoi il s'emploie. — Élonnement d'un voyageur anglais. — Ce qu'on appelle chez nous la vie du grand monde n'existe pas ici. — Différence qu'il y a entre l'Espagne et l'Italie. — Fâcheuse influence des modes françaises. — L'Espagne en est à l'état de transition où se trouvait l'Europe il y a trois cents ans.
LETTRE XXX