A MONSIEUR XE COMTE DE SABRAN
Grenade 16 juillet i83i.
Maladie grave éprouvée par le voyageur. — Nature du mal. — Le médecin espagnol. — Son portrait. — Encore les souvenirs du siècle de Louis XIV. — Conduite de ce docteur envers une dame anglaise logée dans le palais de l'Alhambra. — Apathie espagnole.— Ce que c'est que la convalescence d'une grande maladie sous ce climat. — État pire que la fièvre. — Tourment du voyageur condamné par ce mal à passer dix-neuf jours au pied de l'Alhambra sans pouvoir y monter. — Ce qui a décidé la maladie. — Entrée à Grenade. — Surprise- — Fausse idée qu'on se fait de la solitude de Grenade. — Cetle ville ressemble à une autre. — La comédie, l'Alameda , la foule. — Soudrances du voyageur pendant les jours où sa vie est en danger. — Son lit, sa chambre, son auberge. — Etat moral du malade. — Son régime. — Difficulté qu'il éprouve à se nourrir sainement.
— Indifférence pour les grandes choses , importance des petites. — Bi'uit et danses dans la maison. — Le ménage espagnol est plus pittoresque que commode. — Les oliiciers anglais arrivés de Gibraltar. — Leur pronostic sur la maladie.— C'est surtout quand on est déclaré guéii qu'on souffre.
— Suile de la lettre cinquanle-ciuatrièine. — Promenade dans Grenade. — Le Xenil et le Darro deux torrents qui traversent la ville. — Promenade appelée le Salon. — Récit de la dernière journée de route avant d'arriver àGrenade. — Départ de Loxa,
— La Vega. — Santa-Fé. — Vœu de la reine Isabelle do Castille.
— Fondrière à la porte du village. — Première vue de Grenade.— Aspect du pays et de la ville. — Les trois collines. — L'Alhainbra. — Apparence de ce palais vu de loin. — Sens moral de ce genre d'archileclure. — 11 est l'expression du caractère du peuple. — Les Arabes sont sensuels — Moiunnents de l'antiquilé païenne, leur but , leur effet sur la terre qui les porte. — Le grandiose manque aux Ambes. — Les monuments mauresques sont les derniers chefs-d œuvre de l'esclavage.— L'architecture d'Egypte amoindrie. — Tout voyageur devrait commencer par voir Grenade avant Sëville. — Étonnement de l'auteur en approchant de Grenade. — Cette ville est plus gaie , plus animée que Madrid. — l'ont Sébastiani. — Travaux des Français pendant la guerre d'occupation. — Beauté de la végétat'ion sur la colline de l'Alhambra. — Promenade Saint- Pierre. — Vue de l'Alhambra prise de cette promenade. — La ville. — Les environs. — Couleur de la Vega. — Car.ctère des sites. — Tristesse qu'ils inspirent au voyageur — Doute philosophique.— La porte d'Hlvire. — La rue Zacatin. — La place de Bivarrambla. — L'Alcazaria. — Écuries du roi Chico. — Tombeaux de Ferdinand le Catholique, de Philippe \", d'Isabelle de Castille, et de Jeanne la Folle. — La cathédrale. — Église des Hiéronimites avec le tombeau de Gonzalve de Gordoue,
LETTRE LV