‹ L'Espagne sous les rois de la maison de Bourbon (volume 2)Chapitre 85 sur 89 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Par l'esquisse rapide que nous venons de tracer de l'administration et de la littérature sous Philippe V, on voit que l'Espagne sortait graduellement , pendant le règne de ce monarque , de la funeste apathie dans laquelle elle était tombée sous les derniers rois autrichiens. Des armées nombreuses et aguerries, une marine considérable , l'industrie et le commerce encore peu développés à la vérité, mais déjà sur la voie d'importantes améliorations, les sciences et les lettres en honneur, les premières comptant des écoles

nouvellement créées, les secondes recevant de la part des hommes distingués que nous avons nommés une impulsion bienfaisante et sortant des désordres et des aberrations du dix-septième siècle; telle était la situation de l'Espagne à la mort de Philippe V, en 1746. Les progrès avaient été remarquables sous beaucoup de rapports. Si Ton considère le point de départ, on s'aperçoit qu'un grand espace sépare la fin de ce règne de son commencement. Cependant les principales causes politiques de la décadence de l'Espagne subsistaient encore à cette époque, et des efforts partiels ne suffisaient pas pour replacer la nation dans tout l'éclat de sa splendeur passée.

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