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4ç)6 " . PHILIPPE V.
et les projets ambitieux de la reine. Son premier écrit est daté de Sestri, le 1 1 février; c’était une •
réponse à la défense du pape d’entrer dans les Etats de l’Église : le second également daté de Sestri , le
ministres du roi d’Espagne et du confesseur Daubenton. ^
Une des accusations contre Alberoni était , qu’il avait en- ■» voyéun ministre près de la Porte, le colonel Bancari Boissinienc , qu’il avait adressé à Ragotzi. Le marquis de Saint- Philippe, qui accueillit ce colonel au retour de sa mission avec la plus grande bienveillance, pour obtenir de lui la communication de ses papiers , et qui l’envoya à Madrid , accompagné d’un officier de confiance , affirme que les papiers de Boissiniene ne contenaient que la dépêche de sa mission auprès de Ragotzi, et une instruction dans les règles pour offrir à ce prince de l’argent , afin de l’aider à reconquérir la Transylvanie sur l’empereur, et encourager les rebelles de la Hongrie. Alberoni se justifiait d’ailleurs d’avoir agi en faveur des Turcs par l’exemple de Grégoire IX, qui avait donné l’ordre aux Templiers , aux chevaliers de Saint-Jean-de- Jérusalem, et aux prélats de l’Orient , de ne pas obéir à l’empereur Ferdinand II, lorsqu’il allait faire là conquête de Jérusalem, parce que ce pape était brouillé avec lui; il l’excommunia même , et lui fit la guerre dans laPouille pendant qu’il était aux prises dans la Syrie avec Saladin , faisant ainsi échouer une entreprise si chère aux catholiques, au moment où l’infidèle venait de s’emparer du saint-sépulcre.
Le marquis de Saint-Philippe parle de beaucoup d’autres accusations sur des crimes secrets qu’on attribuait à Alberoni, bien plus graves que celles rendues publiques ; mais il ne rapporte que des on dit , sans oser rien garantir.
Ce qu’il affirme comme certain , c’est que le pape chargea spécialement l’évêque de Barcelonne.don Diegue d’Astorga,
20 mars, renferme sa fameuse apologie. Un troisième écrit qui ne porte point de date, était accompagné de deux lettres de lui , l’une pour le roï , l’autre pour le duc de Popoli ; enfin le quatrième, du 5 mai , a pour but de défendre son administration. (*)
Les dures vérités contenues dans ces écrits courageux offensèrent bien plus encore la cour de Madrid. On redoubla les instances pour sa dégradation; mais les membres du sacré collège euxmêmes s’opposèrent ouvertement cette fois aux demandes de l’Espagne, sentant fort bien que ce serait un précédent dangereux pour le corps tout entier : on se borna donc a nommer une commission dequatre cardinaux pqurjuger les charges élevées contre lui.
Àlberoni , forcé de quitter les Etats de la république, demanda à son souverain, le duc de Parme, uh asile dans son pays natal; et il paraît que, ne recevant pas de réponse, il s’adressa à
lorsqu’il fut nommé grand- inquisiteur , d’instruire le procès * contre Alberoni. On est fondé à croire que cette instruction n’eut pas de suite ; car l’historien de Y Inquisition d'Espagne , M. Llorente, n’aurait pas manqué d’en rendre compte avec son exactitude ordinaire , Alberoni ayant été un personnage célèbre , et son procès se rattachant si intimement à* l’histoire religieuse et politique de la Péninsule.
(*) Notes marginales écrites par Alberoni , dans sa copie de Thomas A Kempis. Poggiali.
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quelques cantons de la Suisse, où sa demande fut accueillie. En conséquence, après un séjour de quelque temps à Sestri, il fît voile pourSpez^ia, traversa les Apennins près de l’Etat de Modène; et, au quatrième jour de son voyage, on n entendit plus parler de lui ; il semblait avoir disparu du monde. (l) ^
La route qu’il avait prise et l’endroit qu'il choisit pour sa retraite étaient encore inconnus, lorsque nous avons appris qu’il fixa sa résidence à Lugano, un des bailliages italiens. Il y fut protégé par le gouvernement; car son biographe observe que des tentatives pour s’emparer de sa personne ayant eu lieu , la régence de Coire le fit passer dans un charmant château situé dans une vallée des Alpes, et envoya des ordres positifs pour qu’il fût à l’abri de toute surprise. (a) J
Il avait passé un an dans cette agréable solitude , lorsque la mort de Clément XIII vint lui offrir une perspective plus favorable, et faire diversion à son isolement. A cette occasion la cour de Madrid employa tous ses efforts pour qu’il fût exclu du conclave , sous prétexte que des ac- « cusations graves pesaient encore sur lui, sans qu’il fût justifié; mais les intérêts du sacré collège étaient en sa faveur. Non seulement il eut
(•) Storiadel cnrd. ALheroni , part. II, pages 128 et 1/46.
(*) Ibid. part. II, page 146, * * . . .
un passe-port pour voyager , mais on afficha sur les portes de la cathédrale de Gènes une citation dans les règles, qui l’appelait à faire partie du conclave. La même formalité eut lieu dans Sestri , où il avait résidé avant sa disparition. Grâce au zèle d’un noble Génois, l’abbé Vielato,
- il en fut informé à propos ; alors il quitta sa retraite avec le même secret qui avait fait jadis échouer les. projets de ses persécuteurs, et il apparut tout-à-coup dans la maison d’un de ses amis à Bologne; de là il, se rendit à Rome pour assister et concourir à l’élection du nouveau
PaPe- Ç) ;
Un écrivain contemporain décrit ainsi sa réception dans cette ville : « 11 est impossible d’exprimer l’extrême impatience des Romains pour voir lè ^cardinal au moment de son entrée ; maist comme on ne savait pas l’heure de son arrivée , " les habitàns, pendant six ou huit jours de suite, affluaient aux portes pour voir cet Upmme ex-? traordinaire. Ce n’est pas une exagération que de dire, qu’à la différence près de la population, il y eut un plus grand concours de spectateurs que dans les processions triomphales des anciens empereurs dans la capitale du monde.
Il n’y avait pas une seule personne, grande, ou petite, de tout état, qui ne se rendît à la porte de la ville pourrie voir arriver. Ce con-
( *) Poggiai.i, Saint-Philippe , tome IV, page 70. y
. cour» extraordinaire continua tous les jours,. et à toutes les heures , lorsqu’enfïn il parut ; on eût dit alors que les habitains de Rome avaient oublié leurs propres affaires pour ne s’occuper que du cardinal qui, en traversant seulement les rues de la ville dans son carrosse, charma toute la popu: lation par son affabilité, son maintien et sa complaisance à se faire voir; il alla meme jusqu’à ralentir le pas des chevaux. Le peuple n’était pas rassasié de l’avoir vu deux on trois fois. Sa voiture prenait-elle une autre rue , la meme foule s’y trouvait, et se rendait dans celle où l’on savait qu’il devait passer; il fut ainsi accompagné jusqu’à son hôtel par des acclamations et desapplaudissemens sans nombre. Sa réception ne fut pas de même au conclave ; plusieurs cardinaux s’opposèrent d’abord à son admission , sous prétexte
- qu’il n'avait pas rempli les formalités requises pour avoir le droit de voter ; le plus grand nombre évita d’avoir des communications avec lui.» (') •
Peu à peu ses manières insinuantes ol la dignité de sa conduite surmontèrent les préventions qui existaient contre lui. 11 lui fut permis de prendre part aux actes du conclave. Le nouveau pape Innocent XIII se trouva disposé en sa faveur ; mais pour satisfaire aux instances de Philippe cl de la France, il nomma une commission
(') historique U’ Italie , l orno H , pagt' /j36.
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de cardinaux pour instruire son procès, et prononcer un jugement.
Alberoni non seulement se défendit lui-mème
en présence de ses juges avec courage et assurance , mais il publia une apologie de sa conduite, encore plus énergique et plus, concluante que ses précédens écrits ,* elle était sous le titre supposé de : Lettre d’un Gentilhomme romain à un de ses amis (*). Cette production eut un si grand succès que le parti espagnol se crut obligé de publier une réplique dans laquelle la vérité perça d’elle-mème à travers les invectives les plus amères ; ces diverses pièces servirent à éclairer plusieurs particularités sur sa vie et son administration, qui, sans cela, seraient restées
inconnues.
L’impression produite par sa défense fut telle r que la commission conclut à ce qu’il fût condamné à se retirer dans un couvent pendant trois ans; mais le pape commua les trois années en une. Enfin son persécuteur le plus acharné, le due d’Orléans, vint à mourir; l indignation du roi et de la reine d’Espagne se calma, Innocent XIII finit par l’absoudre de toutes les censures, et lui conféra le chapeau de cardinal avec toutes les cérémonies d usage. À la mort d’innocent. il contribua à l’élévation de Benoît XI 11^ et
(') Stoaia, part; II, el Appcndix,
le nouveau pape à son tour le consacra évêque de Malaga, en lui accordant la pension ordinaire dont jouissent les cardinaux.
Les ennemis d’Àlberoni ont avancé qu’il avait amassé des richéssès immenses en Espagne , et qu’il les dépensait à Rome dans toutes les jouissances d’un grand luxe. Le contraire résulte clairement du témoignage du cardinal de Polignac, ambassadeur de France à Rome , qui le représente comme étant sinon dans la détresse, au moins très loin de cette opulence que la malveillance lui supposait.
Le cardinal de Polignac fît tout ce qu’il put pour faire obtenir à son collègue quelque compensation pour la persécution qu’il avait éprouvée de la part du gouvernement français. Il obtint d’abord pour lui un don de dix mille écus, et plus tard une pension de dix-sept mille livres. Il rend un témoignage honorable de son désintéressement, et de l’élévation de son âme ; il loue sa magnanimité d’avoir oublié le traitement indigne qu’il avait reçu de la cour d’Espagne, et rejeté toutes les ouvertures de l’empereur. Polignac essaya même de le réconcilier avec son ancien souverain ; il chercha à obtenir pour lui le poste d’ambassadeur d’Espagne à Rome, vacant par le décès du cardinal Aquaviva ; plus tard il employa le crédit du maréchal de Tessé, alors en mission près la cour de Madrid , pour{ob-
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tenir un honoraire de quatorze mille ecus afieete à cette charge , en compensation de la perte de sa pension sur l’évêché de Malaga; le pape luimême appuya ces démarches. (*)
De si vives instances en faveur d’Alberoni semblèrent porter ombrage au cabinet britannique, qui craignait de voir rentrer dans le ma— * niement des affaires un ministre qu il avait offensé sans espoir de réconciliation , et il chercha à neutraliser de tout son pouvoir 1 ellet des démarches que l’on faisait pour lui.
« Sa Majesté, écrivait le duc de Newcastle à Horace W alpole , alors ministre a Paris , le 2 5 janvier 1725, se repose sur vos soins au sujet de l’avis que vous transmettez, relativement au cardinal Alberoni 5 elle compte que si vous avez quelque occasion d’agir, vous vous arrangerez de manière à obtenir de la cour de France qu’elle prenne intérêt, avec l’Espagne, a contrarier ses vues ainsi que celles du cardinal Gualfieri. 11 serait convenable d’en instruire aussi M. Stanhope , afin qu’il cherche , par tous les moyens possibles, à empêcher qu’il ne soit employé par la coui de Madrid. On a écrit au duc de Parme de la part des ministres, il y a quelque temps, sur le bruit qui circulait qu’Alberom aurait la permission de
1 ) Mémoires du cardinal de Voltgiuic> tome II , pages 218 et 462.
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rentrer en Espagne. Cette cour a constamment rejeté les instances réitérées du pape en sa faveur, tendantes à ce qu’il pût être réinstallé dans son * évêché de Malaga , dont il avait été obligé de se démettre; cependant aucune précaution ne doit être oubliée pour éloigner de toute intervention dans les affaires un homme aussi dangereux, surtout si l’on considère combien cet événement devrait paraître étrange aujourd’hui. » (')
Ces instances et les préventions déjà existantes contre Alberoni , firent évanouir toutes les espérances d’obtenir la plus petite faveur de la cour de Madrid. La reine, sur la demande positive du ministre anglais, s’empressa de répondre : « Je me garderai bien de relever un ministre qui ne me juge pas capable de gouverner même mou ménage. » (l) (*) ^ * • p
( 1 ) Le duc de Ncivcasde Papiers de JValpole.
(9) Dépêche de M. Keene. Cette remarque est le meilleur
éloge de la fermeté, et de 1’économie de ce ministre.
(*) C’est cette ligue des potentats de l’Europe contre le fils d’un paysan obscur, qui a singulièrement contribué q la renommée et à la gloire d’Alberoni. Elle est d’autant plus digne de remarque, que ce ministre était loin d’avoir mérité la haine qu’on lui montrait, comme auteur des troubles de l’Europe. Ce ne fut point lui qui voulut l’expédition contre la Sardaigne , ni celle dirigée contre la Sicile, ainsi que nous l’avons déjà dit. D’un côté, Philippe,
a H. JValpc>ley a5 janvier 172&.
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En* 1752, Alberoni fut très bien reçu par Finfan t don Carlos-, qui avait alors pris possession deS duchés de Parme et de Plaisance ^il eut la ^permission de fixer #a résidence dans sa ville na- * » talé, où ib fonda et dota un séminaire à grands frais.
Pendant ia campagne dé 1746 en Italie, son séminaire fut occupé par les troupes aüêmandés pour favoriser leurs attaques sur Plaisance. Il stt
réfugia dans la ville.! Sa situation est décrite de
entraîné par son caractère contre son compétiteuf, devenu empereur d’Allenjagne ; d’un autre c&té, l’ambition d’Elisabeth Famèse, qui ataiLdes vucfc sur les États d’Italie pour l’établissement de ses enfans, amenèrent les entreprises hardies et malheureuses auxquelles Alberoni travailla avec tout le zèle d’un ministre fidèfle et dévoué à ses souverains.
Aussi parmi les persécutions auxquelles Alberoni se trouva en butte , celle qui venait du roi et de la reine d’Espagne est sa^s^^ontredit la moins excusable. Philippe et Elisabeth crurent peut-être la disgrâce d’Alb^roni convenable pour se rapprocher des puissances étrangères , et ob- <teni^ d’elles des conditions avantageuses dans les arrangemens qui se préparaient : cela se conçoit aisément; mais en tout cas il était fort peu honorable pour des souverains , ” qu’ Alberoni avait servis avec tant de zèle et de fidélité , d’accabler d’amertumes et de persécutions un homme d’état habile , qui n’avait , ils le savaient mieux que personne , excité la colère des autres cabinets que pour avoir travaillé à remplir leurs intentions. La politique pouvait rendre son renvoi nécessaire , mais non pas l’acharnement avec lequel on se conduisit envers lui. . ’ ,
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la manière suivante par un officier français qui se trouvait alors avec l’armée combinée des Bourbons, et qui le voyait assez souvent : « Son logement se composait d’une seule chambre, dont, les meubles étaient un lit, une table et quatre chaises. Ne pouvant se procurer du bois, il abattit un abricotier qui était dans la cour de la maison où il demeurait; il allumait du feu et préparait son petit dîner de ses propres mains. 11 avait alors quatre-vingts ans , et il était très fort pour son âge; ses manières étaient faciles et enjouées; il aimait surtout â conter; il le faisait avec la earmlité du vieil âge, et avec un esprit qui s’était beaucoup enrichi dans les diverses et importantes fonctions qu’il avait exercées. 11 parlait tour à tour français, espagnol et italien, selon les matières ou les personnes qui faisaient le sujet de son discours ; il s’exprimait dans ces ’ trois langues avec une égale énergie et mêlait de temps en temps ses réflexions de citations de Tacite dans la langue originale. Les campagnes de Vendôme, sa propre administration en Espagne, les affaires de l’Europe à cette époque étaient les sujets de conversation qu’il aimait de préférence ; il s’arrêtait surtout avec une singulière complaisance sur son plan pour rétablir le prétendant sur le trône de la Grande-Bretagne. Les troupes espagnoles qui défendirent Plaisance traitèrent le cardinal Âlberoni avec la plus grande
chap. xxx. — lyig-iy^o. 5t>7
vénération; elles rappelaient avec enthousiasme combien l’Espagne était redevable à son administration ; elles rendaient hommage à l’énergie de son gouvernement qui avait excité la jalousie des principales puissances de l’Europe contre un homme devenu redoutable par la force de son génie , l’étendue de ses projets et la profondeur de ses conceptions. » (‘)
Sous le pontificat de Benoit XIV, Alberoni fut nommé vice-légat de la Romagne, et il y donna encore une preuve de son esprit remuant et de son amour pour l’intrigue, en faisant des démarches pour mettre la petite république de San-Marino sous la domination du Saint Siège; mais la destinée de cet homme singulier fut d’être malheureux dans les petites comme dans les grandes entreprises. 11 échoua au moment même où il se croyait sûr du succès,1 par suite d’un éclat soudain d’enthousiasme populaire en fa- t veurde la liberté, pendant qu’on célébrait l’oflice de la messe. Ce dernier acte de son ambition^ appelé avec raison une parodie comique de ses exploits en Espagne, excita l’indignation et le mécontentement qu’il méritait; le désaveu que le pape en fit le couvrit de confusion. (*) .
(') Observations sur V Italie , par Grosely , tome I , page i83.
(*) Benoît XIV disait à cette occasion qu’Aiberoni res-
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Ce ne fut pourtant pas seulement par de petites intrigues qu’ Alberoni se signala dans Sa vice-légation de la Romagne : il combla les raa- > rais des environs de Ravenne ; renferma les torrens Ronco et Moncone qiii tous les ans sor- 1 taient de leur lit, et creusa une suite de canaux pour recueillir les eaux superflues, afin quelles se portassent dans l’Adriatique : « Ce grand ouvrage, digne des anciens Romains, ajoute l’auteur à qui nous empruntons cette relation , tracé, exécuté aux dépens du Saint Siège , et achevé sous sa surintendance, passera à la postérité comme un beau monument de l’habileté et des talens d’Alberoni. » (*)
Il survécut à sa chute à peu près trente ans, et mourut à Rome le 26 juin 176:2, dans la quatrevingt-huitième année de son âge. 11 était né à Fiorenzuola, village du Parmesan, le 5o mars
semblait à un gourmand , qui , après avoir bien dîné , aurait envie d’un morceau de pain bis.
(*) Pour tracer l’histoire de l’administration entière et du caractère d’Alberoni, nous avons consulté et comparé , outre les histoires générales de Saint-Philippe, Désormeaux et Ortiz, la Fie d* Alberoni que l’on attribue à Rousset, Storia del cardinale Alberoni , dont la première partie est ou originale, du traduite du français, et la seconde une espèce de supplément renfermant l’histoire de la suite de ses aventures ; cette partie a été évidemment écrite par une personne qui ignorait complètement son apologie, et les
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au (res document curieux que nous avons rapportés. N pu s ^ ^ %
avons aussi consulté une esquisse intéressante de sa vie , •* 0
par Poggiali, dans ses Mtmôires historiques de Plaisance, *' * • '
les Mémoires de Noailles, de Polignac et de Villars, document et papiers dans Y État politique et dans le Registre histo- ■
ri que , Correspondance de ministres et envoyés anglais , et ^ . -
1 . .1 * ! 1... «11 « /llronntoÜAfl Clir I *1 U ! O /I ’ A I K^rAitl
une moderne et spirituelle dissertation sur la vie d’Alberoni,
par G. Moore
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TAÇLE DES MATIERE^
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# .* CHAPITRE XVII. — y io. ‘
Les malheurs de la France vont toujours en augmentant, et Louis XIV se trouve dans la- nécessité de renouer les né-
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gociations. — Principes, progrès et rupture des conférences de Gertruydenberg. f . ç • . , .... Page i
* CHAPITRE XVIII. — l^io.
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Campagne de 1710. — Défaites éprouvées par l’armée de Philippe à Almenara ,et à Saragosse. — La Cour et les tribünaux se retirent à Valladolid. ■ — Mission de Noailles. — Le duc de Vendôme nommé pour commander l’armée — Enthousiasme des Castillans pour la cause de Philijfpe. — L’archiduc marche sur Madrid. —Imprudence et revers des alliés. — Les troupes espagnoles reprennent leur ascendant. — Succès de Noailles en Catàlogne. — Les alliés quittent Madrid. — Retour de Charles à Barcelonj^e. — Stanhope et ses Anglais faits prisonniers à Brihuega. — Bataille de Villaviciosà. — Retraite de Slaremberg en Catalogne. — Philippe enjtrc à Saragosse 28
' * CHÀl&TRE XIX. — 1711. * >
La France Se trouve dans la détresse. — L’Aagletei séparée de la grande alliance. — Négociations secrèffes enf le ministère anglais et la France. — Situai ion de l’Espagne*.