CHAPITRE II .ADDITIONNEL. 3 l
recevra mon autorisation à cet effet ; mais il ne sera accompagné de sa femme ni de ses énfans, qui resteront dans leur résidence, n’étant pas convenable qu’ils se rendent à la cour.
. ' Aranjiiez, aVril 1776.
* ' Yo. EL ReY.
Il J avait un singulier mérite de la part de l’infant dans le sacrifice qu’il s’imposait des principaux' avantages et prérogatives attachés à son auguste naissance , pour obéir aux préceptes de la religion *et aux devoire d’une conscience timorée. Quanta Charles III, c’étaient également les principes religieux qui le déterminaient dans cette affaire, ainsi que nous l’avons déjà indiqué. Il ne fallait rien moins que des considérations puisées dans la piété, et danssOn inflexible sévérité relativement aux mœurs (^) , pour qu’il consentît à modifier sa première résolution.
Une autre circonstance qu’il importe de faire
(*) Après son avènement au trène tTEspagne, Charles fnt un vrai modèle de chasteté ; mais il parait qu’à Naples on conserve le souvenir de quelques faiblesses. Il existait en 1818, dan» cette capitale, une dame que le peuple désignait sous le nom de hf. princessè 'espagnole, laquelle pa.ssait pour être fille iiatiireHe de Charles : une jolie paysanne des environs de Naples avait été, dit-pu, sa mère. Elle avait passé plusieurs années à Constantinop'lc. C’est 'une opinion assez généralement répandue que Charlef eut aussi des rapports intimes avec la martfuise d’Squ
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remarquer, c’est que l’infant don Louis n’avait de l’attachement spécial pour aucune femme, et que par conséquent ses instances pour le mariage n’avaient pas pour cause une de ces passions violentes qui font quelquefois méconnaître les convenances ^ et renversent tous les obstacles qu’on cherche à leur opposer. • Trois demoiselles appartenant toutes les trois à des premières familles.de l’Espagne, furent proposées à l’infant, pour qu’il choisît entre elles celle qui pourrait mieux remplir ses vœux; savoir:
une fille du duç del Parque, une nièce du mar- • quis de Camporeal, et doha Maria -Tereaa de Vallaltriga y Rozas, Espanol, et Drumont de Melforl, nièce du lieutenant-général marquis de San - Leonardo , décoré de tous les ordres d’Espagne, premier écuyer du roi, frère du duc'de Veragua, et petit-fils du maréchal de Berwick, descendant par coifeéquent de -l’illustre et malheûreuse famille des'Stuarts. Ce fut sur cette dernière démoisellé que l’infant fixa son choix. Ijes circonstances réunies dans mademoiselle de Vallabriga étaient tellement avantageuses, que. 'le inarquis.de Grimaldi, ministre secrétaire d’état aU dépîtrtement des affaires étrangères, par l’entremise ^ duquel toutes les démarches officielles concernant ce mariage eurent lieu, adressa au prince les complimeus les plus flatteurs sur la i)eauté, la vertu et l’éducation brillante qui dis- ‘ - >,
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