CHAPITRE IV ADDITIONNEL
déjà un grand mérite de sa part <jué d’aborder franchement des questions aussi essentielles. Campomanes et Jovellaiios les mirent à la portée de tous les esprits dans leurs ouvrages sflr la main-morte ; et quoique le dernier de ces deux* économistes déplorât encore sous Charles IV , dans son excellent mémoire sur le perfection ne-^ment dèt lois ag^ra/rei’, l’existence d’une législation qui permettait au. clergé d’acquérir des biens immeubles,, l’esprit et le? discussions de gouvernement de Charles III n’en furent pas, moins trè? profitables aux intérêts nationaux en ce que le chemin était déjà indiqué aux administrations à venir pour leurs opérationsrà ce sujet. 1
Le grand nombre des Confréries, parmi lesquelles il yen avait qui po.ssédaient des biens immeubles, appela aussi l’attention de l’autorité;,,. D’après le rèlevé fait par le Conseil de Castille , il résulta qu’il en existait dans la Castille, ig,02^, dépensant par an 8,784,458 réaux, et &, 55 j dans la couronne d’Aragon , ayant un revenu de 2,905,145 réauxj total des confréries, 25 , 58 1 ;, total desdépenses; 1 1,687,87 1 réaux. 0 ns’ occupa Sérieusement des moyens de donner à ces associations une forme plus uüle. ^Campomanes pro^ posa la création <les juntes de hienjaisance dans ’ chaque évêche*^, le.squelles sêraient chargées de réunir toutes les confréries dans chaque paroisse, en n’en formant qu’une seule, et alfectant les
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fonds q^i seraient disponibles au secours des vëritables pauvres et aux écoles patriotiques.
0 Répression du vagabondage, s
P^v l’ordonnance du 7 mai datée d’A-
ranjuez, on prescrivit aux autorités inférieures la condui^^ qu’elles devaient tenir à l’égard. des vagabonds, pour les rendre. utiles à l'Etat, en les enfermant dans des dépôts formas à ‘cet effet à la Gorogne, à- Zamora., à Cadix et à Carthagène. O» .y exercerait au maniement des armes ceux qni>, par leur, âge et leurs qualités physiques., seraient en état de faire ,1e service; quant à ceux qui ne pourraient pas être destinés à l’armée , ils devraient passer à la marine. Les enfans des uns et des autres ^apprendraient 4|uelque métier dans leà, maisons de miserieordia ( bienfaisance). Tous les Jjueros ou privilèges en matière de juridictiop -étaient abolis. L’autorité ne. serait pas désoirmais entravée par ces exceptions : ^l’arrestâtidn des vagabonds pourrait ^ faire ainsi à 4 ’àvénir. d’après un systènàe uniforme. Cette ordonnance pouvait être regârdéè comrtiè un complément de celle de 1770 sur le recrutement de ■ l’armée*, t ’ . •. ,i,
■Le lecteur' rémarqueM, que ce’mode de recrutement était foncièrement vicieux , puisque la profession' qni demande au plusi haut . degré toutes 4 es qualités qui distinguent le bon citoyen,
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se IrouvMt confiée au l'ebcit de la société; la çort-uption et ravilissernènt devaient infecter les soldats, tout en les ravalant jusqu’à marcher ■ avec des vagabonds et des malfaiteurs'; mais c’était alors l’opinion générale des États de l’Europe, de régardef.ies armées, comme chai'gées de la discipline et de la coiVection de toute sorte de mauvais sujets. Les armées nationales', composées de la masse des citoyens appele's à la défense de la patrie ,* et .ne -.tôlérant ,^rien qui soit capable de les dégrader , datent d’une époque postérieure.. L’utilité, de l’ordomiance de 1775 présentait cependant un but louable, celui d’extirper- le vagabondage;; c’est sous’ ce, rapport qu’on jui. doit des. éldgeS. >
CHARtE« III. .