‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 40 sur 113 · CHAPITRE V APDITIONKEL. , III · texte numérisé non relu

CHAPITRE V APDITIONKEL. , III

mjs par le comte de Florida-Blanca , et elcpriiné dans les termes, suivons :

« Le roi pense que l’admission de dames distinguées par leur naissance et leurs lumières, pour traiter; dans des réunions séparées, sur les meilleurs moyens d’encourager la vertu, l’amour du travail et de l’industrie, compatibles avec leur sexe , serait très utile pour la capitale. S. M. croitT qu’en choisissant, celles qui méritent mieux cet honneur par leure qualités, elles pourraient conférer ensemble sur les moyens de fixer les bases d’une Ixmne éducation, épurer les moeurs par leur exemple et leurs écrits; rendre général l’amour du travail , mettre des bornes au luxe , qui dévore les fortunes, et qui est essentiellement ennemi du mariage; enfin, faire agréer pour les orneniens de leur sexe, les objets de manufacture nationale-, de préférence à ceux de fabrique étrangère. S. M. se plaît à croire qu’à l’exemple -de tant de dames qui. furent jadis l’orgueil de la monarchie -espagnole, celles d’aujourd'hui, avec les talons dont elles sont douées, suivront leur glorieux exemple, èt que l’on verra des résultats aussi satisfaisans pour la prospérité nationale, si l’on parvient à établir des^Sociétés dfe dames, que. ceux dont on a eu lieu de s’applaudir par suite de l’intitution des Sociétés économiques. »

* Saiii(.IIflrroii<ir, 37 août 1787.

Le comte de FtORiDA-BLAwéA.

I la

Quatorze dames de ]a première noblesse de l’Espagne furent incontinent nommées pour composer l’association ; d’autres dames ambitionnèrent l’honneur de lui , appart^ir. Pour comble de bonheur, Leurs Altesses Royales les infantes d’Espagne s’y firent inscrire comme membres. La Société nouvelle se livra avec ar- 'deur à l’organisation des écoles, et à d’autres objets» de bienfaisance analogues à leur sexe. Elle rendit d’éminens services à la cause publique. Les dames prirent même un arrêté honorable et digne de leur patriotisme éclairé ; elles s’engagèrent à ne porter aucun ornement propre à leur sexe, qui n’eùt été manufacturé dans les fabriques nationales.

Cette noble émulation de patriotisme et de bienfaisance de la Société de Madrid passa de la capitale dans les provinces. Le nombre des villes qui demandèrent au gouvernement l’autorisaliori nécessaire pour former des sociétés économiques fut considérable.) £n 1787, il était -de plus de cinquante-quatre.

Aussitôt que le gouvernement eut réussi à intéresser les principaux citoyens, dans les villes les plus considérables, aux progrès de l’agriculture, dè l’industrie et du commerce, il s’empressa de s’adresser à eux et de leur demander leur avis sur toutes les améliorations qu’il avait dessein d’ôrdonner. Les rapports des sociétés économiques

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