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' A la vue de cet élan patriotique , ori éprouve* un sentiment d’estime ,et de reconnaissance pour Je gouvernement 'qui l’avait provoqué par ses conseils, et par le canal des écrits dé, ses plus ' liauts fonctionnaires. On est en même, temps agréablement surpris de voi^ cet empressement d’un aussi grand nombre d’hommes éclairés. Il y a certes de quoi se féliciter, quand on considère que ce qu’on appelait l’instruction publique des universités, n’était qu’une scolastique inutile, plu§ propre à égarer les esprits qu’à. les conduire aux véritables connaissances. Sans doute les soins et les travaux des sociétés économiques n’auraient point suffi seuls poui’ ramener la prospérité et le bonheur, sans l’abrogation d’une foule de lois absurdes,, et sans le renversement des institutions ennemies de la liberté et du bienêtre des citoyens; mais il était ^ge de répandre partout les bonnes .idées, et de préparer les esprits par des discussions qui- pussent amener un jour des réforrnes essentielles. Or, c’est Ce que lés sociétés économiques auraient fait en partie, en secondant les vues du gouvernement, si des circonstances malheureuses ne les eussent pas co|j|rariées. . '
Nous terminérpns ce chapitre par le témoigpagé d’un des hommes les plus éclairés de l’Es- . pagne sur l’utilité des travaux des sociétés écohomtqires..
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CHAPITRS V ADDITIOBMEL. I3|
Jovellanos disait en i , dans son mémoire sur le pel’fectionnenient de X agriculture et des lois rurales, que les sociétés économiques travaillaient «ans cesse et qu'elles employaient leur zèle et leurs lumières au perfectionnenjent des arts utiles, et spécialement l’agriculture , objet principal de leurs veilles. Quoique partout persécutées par la paresse et l’ignorance, quoique méprisées et insultées par les préjugés et* l’envie, combien d’expériences utiles ces 'sociétés n’ont -elles pîis faites! combien de vérités importantes n’out-elles pas exanÿnées et communiquées au public ! leurs extraits , leurs mémoires , leurs dissertations couronnées et publiées , suffisent pour prouver que dans la courte période qui s’est écoulée depuis leur établissement jusqu’à ce jour , on a plus et mieux écrit sur les matières qui tendent àu bonheur d’une nation , que dans les deux siècles précédens, et d’aussi utiles travaux ayant été faits sans le secours des sciences utiles, sans protections et sans moyens^ même sans l’appui de l’opinion, que ne feraient pas les sociétés économiques dans une époque où les principes des sciences exactes et naturelles seraient partout répandus, et le peuple préparé à écouter leurs leçons; où enfin elles s’occuperaient de ‘rapprocher l’instruction de l’intérêt particulier, objet essentiel qui doit exciter la solbcitude de tout bon gouvernement. . »•