‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 49 sur 113 · CHAPITRE VI. ADDITIONNEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. ADDITIONNEL

qui , maigre la désaffection qu’on lui porte à cause de son élévation rapide , fut le premier qui , par cet acte découragé ^ appela la disciLssion publique sur l’a'dminislration des financesfdn royaume.'

Selon le même ministre les frais de perception de l’impôt étaient d’un douzième. .

Quoi qu’il en soit, à mesure que le revenu de la couronne prenait de l’accroissement, les dépenses^devenaient aussi plus considérables ; elles excédaient même de beaucoup la recette. On ne peut nier que l’administration de Charles III n’ait dépensé des s o mmes énormes pour la construction des cliemins et des ponts, pour l’embellissement de la capitale et des principales villes du royaume,' pour l’établissement des manufactures, enfin pour une foule d’autres améliorations. qu’il cJ*éa dans beaucoup de provinces ; mais ce furent surtout les guerres dans lc.squelles il se lais.sa impri^demment entraîner, qui nécessitèrent d’énormes dépenses pour l’armée et pour la marine * l’une e.t l’autre furent montées, il est vrai, sur un pied digne de la nation espagnole ; mais autant Içs sacrifices qu’exigent des guerres entreprises pour la défense des intérêts nationaux doivent être peu regrettés , autant les sommes employées dans des entreprises qu’un pareil but ne péiit justifier doivent rêtre toujours beaucoup. •

Le système onéreux des-renies provinçiàles appda l’attention du gouvernement : Un décret^

iSa chari,ks ni.

fut rendu en lySS, et envoyé aux ibtendans des provinces avèc des instructions sur la manière de' l’exécuter. Le résultat ne répondît pas aux flatteuses espérances qu’on avait formées. ‘ Charles III alloua aussi des sommes .Considérables pour l’acquittement de la dette' publi<}ue. 11 affecta, en 1760 et 1761, 10 millions de réaux à ce service : cette somme fut portée' à 3 o millions en 1762; Par suite de ces mesures, et paç celle , qui ordonna, èn 1782 et t 7Q4 , de recevoinpour versement des emprunts la troisième et la quatrième partie des créances suf de trésor, il y eut la diminution ci-après de îa dette publique

Les créanres montaient à 1,000,000,900

Elles Sont maintenant réduites à g8,ai6,85f ai (')

L’armée ne pouvait qu’attirer d’une manière ■sociale l’attention d’uii prince qui, ayant couru plus d’une fois les chances des combats, avait été placé sur le trône de Naples par suite d’une bataille, et qui n’était pas d’ailleurs étranger atw inspirations de la gloirC. Des ordonnances réglèrent convenablement, à divei'Ses époques, l’or- . gauisation de l’armée ; ,'d’excellens réglemens en assurèrent la discipline, le nombre des régimens fut. augmenté considérablement, l’armée^ fut mi.se, en iin mot, sür tiii pietl respectable ;^.ifiais,

■(') M.'CiwoA '\iicoiît.Li?s. Arffcle Crpditbs del rrinndo Feh'pa f'“. ' '

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