‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 50 sur 113 · CHAPITRE ^VI ADDITIONNEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE ^VI ADDITIONNEL

après le.s campagnes de 1745, 1746 et 1747»

elle avait langui dans l’inaction, et- cette circpnstahçe eut une influcnce'défavorablè sur l’esprit martial dest Espagnols ; car il en est des taleus militaires comme de toutes les vertus, ris dépérissent lorsqu’il n’y a pas des occasious de les employer, "avec utilité çt gloire. On n’avàit pas fait de campagnes, ^daris la véritable acception de ce^ mot; depuis la paix de 174b; ou ne peut pas dohner, ce, nom à celle de Portugal, ^dont la durée fut .si cogrte-et si peu féconde en évéuemens , non plus qu’aux expéditions contre Alger en 1776, et de Bucuios-Ayres en 1 776,, lesquelles u’offrirent qtie des, opérations partielles ou pa.ssagères , et fournirent par-conséquent peu d’occasions au courage, peu. d’alimens à l’expérience, selon l’expres.sion de Bourgoin. (')

Il faut ajonier à ces considérations que, le gouvernement avait pendant long-tempij négligé d’entretenir l’esprit militaire'.- ( bl a rémarqué, avec raison, que la vie des ofiieiers' espagnols dans leurs,' .garnisons b’était propre qu’à eugoJrdir leurs facultés. Celte vie-monotone et obscure-, cet isolement qui n’étail interrompu par aucune réunion destinée .à apprendre les gr.andps manœuvres,- ne pou.vaient que les tenir dans l’igno-r rance, et assoupir en même temps toute ’leHr activité. C’élâit peiuque de .savoir faire manœu-

'• • ; ^ - (') Tahlvau tic l’ Etpaf^ne mptlrrnc.

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vrer un* régiment ou plutôt un bataillom pour apprendre la grande guerre puisque ce régiment ou ce bataillon , mis dans le cas & prendre ^art aux opeVations d'un corps d’armée ^ devait se trouver embarrasàé’ dans Ses mouvem'ens, n’en ayant pas acquis l’habitude. Depai'eillea troupes ayant affaire à. des généraux ennemis bons tacticiens et commànddnt des armées exercées, soit pendant la guerre, soit dans\es loisirs de lajiaix, né pojUTaieht suppléer à l’ignorance des grandes O^rations Stratégiques que par leur courage, et on sait que lé courage échoue souvent contre l’habileté; on a ëu- Occasion , depuis la mort de Charles JII, d’éprouver les soldats espagnols; on les a toujours trouvés braves et courageux devant l’ennemi, sans avoir cependant remporté œuvent des*. triomphes éclalans sur le champ de bataille', et cela faute d’instmction de lear part dans les grandes pianœuvres : c’était là aussi le fruit du peu d’attention oii plutôt de la négligence du gpuWrnement^au sujet de la tactique. militaire. Les camps annuels d’exercice porur4es manœuvres des diverses armes ont dû être de tout tetnps considérés comme très utiles pour conserver et avancer même les connaissances rhilitaires ; mais ils deviennent bien plus qu’utiles, car ils sont indispensables dès que les nations voisines exercent habituellement de cette manière leurs armées en temps de paix ; autrement on risque de rester

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