‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 53 sur 113 · CHAPITRE VH ADHITIONINEI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VH ADHITIONINEI

Comniffte iutcrieur. — Imiustric. — ; Clicigins. ; — CJailaux. Banque de SainI- Charles. — Comjragnie des Philippines.

La législation sur le bled avrfit été en Espagne, eoroni© partout ailleurs, basée sur de graTes erreui’s jusqu’au r règne de Charles HL' L’expoi'là» lion avait -été défendue pre.squè sjns interrup- ' tion , et le prix du blèd fixé à un taux invariable. '■ *

Le comte de Campôrftanes, fiscal du Conseil de Castille, détermina qe Lie assemblée à modifier la, législation existante. L’oçdonnance do» l yfiS éta-; blit la liberté absolue du commerce des graiixs : ’ on .devait former , des magasins • publics où, . dans les besoins pressans, le bled seqait donné . au'prix couVant. On décida aus^i qu’on aurait la liberté d’^en extraire lorsque , pendant téois marchés consécutifs,- le prix se serait soutenu à un certain prix^ On permit l’introduction des grains du dehors, et leur emmagasinement jusqu’à, kix . liéues dans l’intérieur des terres> etc.’ Il est vraj de dire -que cette sage législation éprouva depuis quelques vicissitudes. Le temps, qui est'le nteil-^ - “

leur de tous les conseillers , vpir l’utilîté 4e

l4/, CHAlUÆS Itr. • •

•cette innovation. Les^Técoltes augrtientcrent çonsidérablenient depuis celte ordonnance.

On prît à peu près à la même époque unel^autte mesure pour l’ encouragement 'de l’agriculture ; savoir^ l’établissement des positos. Ces magasins de bled, dans plus de cinq, mille communes du royaume, pour assurer la subsistance du peuple contrq tous les accidelis, prévenaient jusqu’aux alarmes qui, dans une matière aussi délicate, deviennent des maux réels. Le corps municipal oblige 'tout hàbitünt qui a un champ, soit en propriété , .soit tenu à cens , d’y contribuer pour un certain nombre de L’année sui-

vante, l’hahitant reprend" ce qu’il a fourni, et y substitue une quantité d£ bled nouveau Un peu plus- forte, et ainsi de suite tous -les ans , jusqu’à ce que la» sonime- de tous ces excédans , qu’on nomme creces ( acCrois-sçtnent du voluqie )^, ait 'rempli sulBsamraent le magasin. Cette institution- patriotique , due au gouvernement de Ferdinand VI ,' eut’des amélioratioris'cônsidér^bles sous Roda, qui eut la surintendance générale dé ces établissemens , et don( il accrut les avantages qué l’on s’était proposés à l’époque de leur eVéation. Une antre mesure très utile fut la création de plusieurs >Monts-de-Piété , à Malaga.*; à Va’-* lence, en* Galice, et ailleurs, pour venir au secours, dés cultivateiirs , et leur fournir de quoi ensemencer l^uvs terres-. I la charité des particu-

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