CHAPITRE VIII ADDITIONNEL
Coipmerce d’Amérique. — L’esprit du gouyernement esjxignol a toujdurs été bienveillant envers ses colonie d’Amérique; mais il n’a ■poîpt été assez éclairé; — Le régime des colonies espagnoles a été à certains égards pins libéral que. celui des autres nations de.l’Euirdpe envers leurs éublissèmeus d’outre -mer. — Néanmoins , fauté d’un système bien entendu d’écbnomié publique , l’Espagne et l’Amérique ont langui tontes les deutf. à la fois. — Chaînes 111 commença à modifier utilement le commerce .d’Amérique. — Ordonnance de ,1778. — Ses prompts et "prodigieux résultats en faveur de l’Espagpe.' — La richesse et le revenu des colonies s’accrurent aussi par suite de cette mesure.
Dans- l’isoleipent ou la politique soupçonneuse J du cabinet de Madrid a tenu l’Amérique pendant trois siècles, il a été hors du pouvoir, dçs étran-. ger%<le se procurer des renseignemens exacts sur le véritable état de cés, coptrées. Les ennemis de l’Espagne ont donc p^ répandre à leur aise toute sorte de calomnieA sur leqr administraHibn, surtout après . que les déclamations de Las Casas eurent annoncé au monde que la plus adneiise tyrannie pesait sur leurs malheureqx habitads (').
( ') 11 m’est impossible, de ne pas combattre ki les inpistes préventions qui, existeuf dans quciqùes ésprits sur la doniiiialiop des ^Espagnols en Amérique. La forcq {Principale des
l54 ♦ CHARLES III,
1^ vérité est Cependant qiîe les intentrons des rois d’Espagne ont été constamment bienveillantes envers le^rs sujets d’Amérique, et que le ■ gouvernement de Madrid a voulu toujours être équitable dans les lois faites pour i^glér les co-
occusations portées contre eux, estÿuisée à la vérité dans les témoignages on dans les écrite de leurs compatriotes mêmes, circonstance faite poür induire en erreur les esprits les plus raisonnables. On sait que, les philosophes français -du < dix-huitième siècle , et après eux leurs admirateurs , ont ajouté 'une foi aVeügle aux assertions dn'domjniçain' espagnol Casaus\ qu’on a nommé depuis L»s-Caatxs, En prenant pour guide'les écrits de ciTmoine exalté , ils n’ont pu que s’égarer complètement avec lui. Les déclamations exagérées de Casaus.ont servi de thème pour d’éloquens discours empreints d'une ardente philanthropie. Toute sorte de , crimes et d’horreurs ont été’ attribués aux Espagnols , et ' cela sür le récit de ce dominicain , à. qui oix a donné les titres d’ami , ^d’apôtre de l’humanité , et autres qualifications' également honorables. On n’a pas voulu, voir que Ifintérèt de Gasaus, pouf les Indiens prenait sa soqrce .dans l’amQur de la domination' e^ dan% des d.octrjnes co?Rtraires , eu tous i>oints à la souveraineté des rois ; que loin d’être dévoré d’un ^èle puf et désintéressé, Casaus et ses partisans n’aspjraient qu’à établir en' Amérique tu» empire entièrement thèoeràtique •, que ce fut là enfin ce qui donna lieu à i’injnsticfc et à l’aigreur dq leur censure au stijet de la conduite des'Eapagnols. envers les Indiens. ■
Je ne .prétends pas excuser, .et encore moins justifier les , excès des jiremiers copquéràns ‘espagnols ï lâ conquête de l'Amérique espagnole '1111 sans doule sanglante et marquée I>ar des actes' de barbarie; mais clic ne- le 'fut ni plus ni