‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 60 sur 113 · Chapitre viïi apwtionnel · texte numérisé non relu

Chapitre viïi apwtionnel

Amérique que des marchandises e'traugères pour la plupart, enregistrées à Cadix ou à Séville, et conduites sur-’des bàtimcns qui partaient à des époques- déterminées.

L’administration de Charles III commença h modifier, à l’avantage des colonies et de la mèrepatne , le système commercial qui avait été suivi* jusqu’alors; on établit,» en 1764, des paquebots à la Corogne, q>ar tant une fois par mois pour la Havane et pour Porfo-iRico , et deux fois pour la rivière delà Plata^; on leur permit d’emporter une demi-cargaison de marchandises tirées de l’Espagne-, et de rapporter une demi-cargaison des productions de l’Amerique. Cette modification de l’anciennç rou'tine, quoique légère, donna des résultats, très satisfaisanS , et servit comme d’acheminement au décret de 1778, qui accorda enfin à tous les sujets de la monarchie espagnole faculté de faire le comrherce avec les Indes'; on appela ce^ décret Ordonnance sur Je libre conunerce avec les Colonies, quoiqu’il resjât encore restreint sous beaucoup de rapports , parce que, comme on sait, de mot libre n’exprime qu’une idée relative. 'Voici e.n quoi consistait cette liberté : ^e commerce avec l’Amérique^ne fut plus borné au port de Cadix; les ports de Séville, /le Carthagène, d’Alicanté, de Barcelomie, de Santander, de 1 ^ Corogne et de Gijon , furent autorisés à faire le commerce direct avec les île§

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du Vent,^ lile de Cuba, Hispaniola,, Yucatan, Porto - Rico, .Campèche et ]a Louisiane, sans être assujettis aux anciennes formalites; il suffisait dè prçndre un acquit a la douane . et de, payer un droit de six pour cent sur là valeur des rnarcbandises à leur sortie d’Espagne. Plus tard on accorda le mpme privilège de commerce à cinq autres ports de la Péninsule,' dont le>'nombre ainsi fut de douze, en y comprenant Palma à Majorque, et Ténériffe dans les Cnnaries. Toutes les provinces de l’Espagne furent enfln "appelées à jouir des avantages du commerce direct avec l’Amérique, à l’exception de la Éisicaye et des provinces Basques,. dont les habitans préferaient la conservation de leurs privilèges et'les profits du commerce interlope aux avantages d’un com- ' merce régulier.

Il est assez remarquable que Florida -Blança I .ayant été secondé dans cette mesure par quel^ ques hommes habiles, parmi lesquels on distin- ^ guait . le' marquis de Son.ora (Galvez), ministre des Indes, qui connaissait particulièrement la Nouvelle-Espagne, la liberté de. commerce ne fût accordée à ce royaume que jusqu’en 1786: on fixa à s^' mille tonneaux la quantité de marchandises qu’on pouvait y envoyer tous les ans, restriction bizarre, qui, selon la remarqn® Boorgoin , fournit une des nombreuses preuves ^u goût de Galvez pour Iç système réglémentaire.

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