CHAPITRE IX ADDITIONNEL
de consommation générale, utile aa peuple; on y trouve un état détaillé de la situation de l’industrie dans chaque province de l’Eispagne ; -on réclame l’établissement des chaires de chittiie pour le perfectionnement des teintures, la défense de l'exportation des matières premières, ainsi que la réforme du droit de tonnage sur les objets de fabrication espagnole envoyés. en Amérique; on fait sentir la nécessité de bien choisir les lieux pour l’établissement des fabriques, d’après leur 'nature spéciale; les inconvéniens qui jésultent des .corporations d’arts et métiers ; on y donne enfin une foule d’autres ' conseils utiles, et notamment sur la nécessité • de créer des sociétés économiques. (') , : *
I.’année d’après, Campomanes fit paraître le Discours sur 1 éducation populaire des- artisans et sur la nécessité cPj" donner des soins. Le savant économiste examine dans son Irttroduction les causes de la décadence des arts industriels chez les Espagnols, et il signale entre autres les fausses idées généralement répandues sur, certaines professions qu’on ne regarde pas commé assez honorables (’). Il combat l’ignorance ou la,
(') Ce fut aux observations renfermées dans ce d/scours que l'on dut l’origine do la Société économique de Madrid, ' et de toutes celles établies dans le royaume. , ,
(*) Dans le but de faire disparaître le mépris que l'on .affectait pour les professions industrielles-, onrendit rdrilonpanec , VI. l4 ■
mauvaise foi de quelques espagnols qui prétcn- ' dent que l’indolence et la paresse entrent comme
ëlémens indispensables dans la composition du Caractère national, et que tous les soins du gouvèrnement, pour communiquer à la nation l’esprit d’activité et d’industrie,* n’aboutiraient à aucun résultat satisfaisant. «"L’Espagne, dilCampomanes, eut anciennement un grand nombre de manufactures et de métiers. Si les anciens Espagnols purent surpasser d’autres peuples , pourquoi ne le pourrions-nous pas aussi de nos jours? 'Après tout, si les déclamateurs contre notre” industrie ne trouvent pas le moyen de rendre leiirs concitoyens heureux, qu’ils laissent au moins à d’autres l’honneur d’ouvrir la route, sans insjlfl’er aux personnes peu réfléchies des idées nuisibles de paresse et d’indolence j qu’ils ne prêchent pas au moins l’ignorance, si aisée à persuadeif aux hommes. Les barbaresques ne nous font pas autant de mal avec leurs excursions. çt leurs hostilités, que ces insinuations, faites pour propager l’ignorance et flatter l’inaction, ne nous sont nuisibles et funestes. » Après avoir démontré la nécessité d’une bonne méthode pour l’enseignement des sciences et des arts, ainsi que de l’étude des mathématiques, Çampomanes traite> dans son discours, de l’ap-
dc I 7 ^d'( i8 mArs)-> par laquelle on déclara compatible avec la noblesse l’exercice d’un grand nombre d’entre elles.