‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 74 sur 113 · CHAPITRE IX ADDITIONNEL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX ADDITIONNEL

prentissage des métiei’Sî des règles qoi doivent être adoptées pour qu’ils soient plus profitables aux artisans et à l’Etat ; du dessin, de son origine, de ses progrès, particulièrement en Espagne, de son importance pour le perfectionnement des arts ; de l’éducation civile et religieuse des arti-7 sans, des vices que l’on remarque généralement chez eux, des moyens de les corriger; des circonstances requises tant chez les apprentis que chez ceux qui veulent être rèçiis maîtres ; de ceux qui , pouvant le devenir, .préfèrent de n’être point reçus ; de l’abolition des corporations (gre~ mios), en les remplaçant par des monts-de-piété pour les vieillards, les veuves et les orphelins de chaque profession; des examens pour être reçus maîtres; de la prééminence de ceiîx-ci, et particulièrement de la faculté d’établir leurs magasins et leurs fabriques sans être forcés d’observer la distance d’après des réglemens introduits par abus dans quelques endroits; des 'veerforej (inspecteurs) et des examinateurs (juges) pour les corporations industrielles et pour les métiers; de la police générale, et de la nécessité de réformer la partie qui concerne les réglemens des artisans; des ordonnances pour le commerce; de la manière dont les sociétés d’amis du pajrs doivent s’y -prendre pour protéger efficacement les arts; des travaux industriels plus en rapport avec les femmes; des moyens pro- •

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près à faciliter l’exportation des produits manufacturiers ; des avantages que l’Espagne peut retirer du commerce avec les Indes, en faisant remarquer combien ce commerce avait d’entraves , et combien de maux en résultaient pour

le peuple espagnol. (*) , . •

‘ Sans épouser aveuglément toutes les idées de l’auteur sur l’économie industrielle, .dont quelques unes ne' sauraient être soutenues de nos jours , il est bbrs de doute qu’en général ses principes sont excellens^. Robertson, dans son Histoire d'Jmérique, tome îll, note 98, se plait à rendre justice au talent de Campomanes et aux lumières qu’il a répandues dans les deux traités que nous venons de faire connaître sommairernent.

Mais de ces divers' et importuns ouvrages de Campomanes, l’Appendice à TéduCation pdpulairè /qai vit aussi le jour en 177.5, me parait contenir un plus grand nombre de faits curieux et d’observations utiles en matière d’économie industrielle ; son but était de faire connaître les causes et l’origine de la décadence des arts et ’ ; métiers en Espagne pendant. le dernier siècle (le dix-septième), d’après les écrits d’auteurs

(») L’ordonnauce pour le libre commerce de l’Amérique, qui accordait la faculté ^de faire de» expéditions commerciales des divers ports dè la Péninsule, rendue en 177^^» ne faisait que mettre à exécution les idées émises par Campoxnane* à cc 'sujet. . ^

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