‹ L'Espagne Sous les Rois de la Maison de BourbonChapitre 92 sur 113 · VI · texte numérisé non relu

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pacifiques ne seraient pas remplies , et qu’il fallût, ainsi que la chose arriva, en venir à une déclaration de guerre.

l^a France, appuyée sur le pacte de famille, avait pressé Votre Majesté de se déclarer et d’agir en allié des le premier moment de sa rupture avec l’Angleterre. Votre Majesté soutint avec fermeté que le cas n’était pas compris dans le pacte, et que la France avait conclu contre l'esprit de celui-ci une alliance éventuelle avec les Etats- Unis sans votre consentement. En outre, le ministère français avait fait une démarche inconsidérée en [Communiquant le traité à l’Angleterre elle-même sans en faire part à Votre Majesté, et sans se mettre d’accord d’avance pour des opérations qui pouvaient nous entraîner dans une guerre. Cette résistance, et vobe résolution aussi ferme qu’honorable de ne point reconnaître l’indépendance des Etats-Unis, nonobstant les plus vives réclamations, jusqu’à ce que la métropole l’eût reconnue, adoucit beaucoup la jalousie de l’Angleterre, et/iffaiblit les soupçons relativement à, nos secrètes intelligences avec la France. Elle s’en remit par conséquent, ou du moins elle affecta de s’en remettre à la médiation de Votre Majesté pour l’accommodement des querelles existantes.

Il n’entre point dans mon sujet de rappeler les projets de pacification tentés par ordre de Votre Majesté, ni Y nlthnalum qui précéda la

DE FtOR!DA-BLANCA. • ’ ^7^

rupture. Si les Anglais eussent réfléchi sur ces propositions, ainsi que sur les avantages qu’elles n’auraient pas manqué de leur procurer ; s’ils les eussent comparés avec les pertes et le déshonneur que leur fit encourir la paix de 1783, ils auraient ' certainement hlàmé avec sévérité la conduite des ministres qui désapprouvèrent ces projets, et qui ajoutèrent l’Espagne au nombre de leurs ennemis. Il importe de remarquer que pendant plus d’un an que ces négociations durèrent. Votre Majesté mit sa marine, tant en Europe qu’en »

Amérique, dans un état que l’Espagne n’avait jamais vu auparavant, pour attaquer vos ennemis dans le cas où une rupture aurait lieu.

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