‹ L'Espagne. Souvenirs de 1823 et de 1833. Par M. Adolphe de BourgoingChapitre 38 sur 58 · S \ 6 MOLINS— DEL—REY · texte numérisé non relu

S \ 6 MOLINS— DEL—REY

vos derniers momens ! le roi et la France prendront soin de votre femme et de vos enfans.

Messieurs, un dernier salut au brave : soldats, portez vos armes \ » Immobiles , la main au schako, les officiers saluèrent; les soldats se mirent au port d'armes. Le vieux Moncey, la tête nue, passa devant lui. Une dernière convulsion , un bond terrible, annonça la fin des douleurs.^ Le vieux brave avait vécu.... Voilà une mort glorieuse et digne d'envie ï...

Dans cette journée, on remarqua l'inquiétude visible d'un chef de corps qui , dans le courant

de la campagne , avait demandé sa retraite , et qui paraissait craindre que son régiment ne prit part à cet engagement. Cet officier comptait les services les plus brillans dans les corps les plus valeureux de l'ancienne armée. Nous disions tous en épiant son air préoccupé et son sourire forcé , lorsqu'il paraissait présumable que son régiment allait commencer l'attaque , « Quoi I c'est là un vieux de la garde !... C'est qu'on ne {fcut pas être et avoir été ! C'est qu'arrivé à la fin

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