‹ L'Espagne. Souvenirs de 1823 et de 1833. Par M. Adolphe de BourgoingChapitre 49 sur 58 · O BARCELONNE · texte numérisé non relu

O BARCELONNE

bordent ta mer, qui vient caresser de ses flots expirans sur une plage sablonneuse , les nombreux canots de ses pécheurs.

Avant d'arriver à Perello , sur une montagne escarpée , se dessine l'ermitage de Nuestra-Seîiora de la Aurora , célèbre par ses pèlerinages. On laisse à droite Tortose, l'ancienne Dertosa, connue par ses carrières de jaspe.

A Burjasenia . on passe l'Èbre dans une barque : vaseux et sale , ce fleuve se perd dans un terrain immense que l'on nomme les Alfaques , qui , défriché et assaini , deviendrait précieux pour l'agriculture.

Amposta , dernière ville de la province de Catalogne, à l'embouchure de l'Èbre, est située dans le voisinage d'un étang renommé par la quantité de poisson que l'on y pèche. Les marais qui l'entou/ent occasionnent quelquefois des fièvres pestilentielles fort dangereuses.

De Barcelonne à Amposta , les voitures voya-

gent sans escorte. A Amposta , elles sont accompagnées d'escopeteros. C'est un sujet inépuisé de

BARCELONNL. <x*ji

plaisanteries entre les Catalans et les Valençais , que cette précaution qui commence à Feutrée du royaume de Valence. Le pays désert que l'on parcourt, plus que le caractère des habitans, impose la nécessité de voyager armé.

La Cénia sépare la Catalogne du royaume de Valence. Ces deux provinc^ dépendent de la couronne d'Aragon.

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