‹ L'espèce humaineChapitre 93 sur 160 · CARACTÈRES ANATOMIQUES · texte numérisé non relu

CARACTÈRES ANATOMIQUES

I. — Caractères ostéologiques. — Sans méconnaître la très-grande valeur des caractères extérieurs, j'attache avec presque tous les anthropologistes, dans la plupart des cas, une importance plus grande encore aux caractères anatomiques. Malheureusement^ l'anatomie comparée des races humaines est encore peu avan cée. En réalité, les parties solides, le squelette a pu seul être sérieusement examiné. L'étude des parties molles a été à peine abordée. Pour ce motif et pour bien d'autres, je distinguerai ces deux ordres de faits, et résumerai séparément ce que nous savons sur les caractères ostéologiques et les caractères organiques.

Le squelette, charpente du corps, présente les mêmes régions ■\ue celui-ïCi; on peut y distinguer la tête, le tronc, les extrémités. Chacune de ces régions offre des particularités plus ou moins en rapport avec la diversité des groupes humains. Lesmieux étudiées et très-heureusement les plus importantes, sont fournies par la tête. Depuis quelques années, les collections crâniologiques se sont singulièrement accrues ; et, dans toute l'Europe, on s'est mis à les étudier avec une égale ardeur. Les méthodes, les instruments crâniométriques se sont multipliés, peut-être un peu au-delà des besoins réels. MM. Vogt et Topinard ont fort bien résumé cet ensemble de recherches. Je ne puis que renvoyer à leurs publications. Ici je ne saurais même reproduire tous les résultats déjà acquis, et je dois me borner à indiquer quelques-uns des principaux.

II. — Caractères tirés du crâne seul. — Au point de vue anthropologique, aussi bien que sous le rapport anatomique, la tête osseuse se subdivise en crâne et en face. Chacune de ces régions donne en effet ses indications propres. En outre, de leurs rapports réciproques naissent encore de nouveaux caractères. Passons-les rapidement en revue.

La forme générale du crâne dépend, avant tout, du rapport existant entre la longueur mesurée d'avant en arrière, ot la lar^ geur prise d'un côté à l'autre. C'est à Retzius que revient l'honneur d'avoir compris l'importance de ce rapport. Il s'en servit

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