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CARACTÈRES OSTÉOLOGIQUES — ANGLE PARIÉTAL

-f- 14. Dans mes cours, j'ai employé ce caractère pour compléter la caractéristique d*un grand nombre de races, mais n*ai rien publié de détaulé.

M. Topinard vient de combler cette lacune dans un travail

connrme, en les complétant, tous mes premiers résultats.

recherches, portant uniquement sur des tètes osseuses, lui ont donné comme limites de variations individuelles — 5** et

±80^; comme limites des moyennes +2», 5 et -|- âO'^jS. C'est ezlesNéo-Calédoniens qu'il a trouvé les têtes les plus pyramidales. Enfin il a vu chez les enfants âgés de 4 mois à 16 ans Tançle négatif décroître de — 2¥ à 0*» et s'élever à + 7«.

Amsi l'angle pariétal négatif n'est en réalité chez l'adulte qu'un caractère fœtal ou infantile persistant. Il est évidemment le résoltat d'un arrêt de développement ou mieux d'un arrêt d'évolur lÙMi. Or nous venons de voir que ce caractère peut exister chez des individus doués d'une intelligence supérieure à celle de la moj^enne, et jusque chez des hommes de génie. Un arrêt d'évoiKfton, la trace persistante d'un état fœtal ou infantile n'est donc ^ pas nécessairement , pas plus pour les individus que pour les fiées, un caractère d'infériorité.

Deux vues générales de la tète rentrent dans l'ordre d'études

a j'examine en ce moment. Blumenbach a regardé et figuré

tête humaine de haut en bas. C'est la norma verticalts, fort utile €n ce qu'elle permet d'apprécier la forme générale du crâne et ^elques-uns de ses rapports avec les saillies de la face. Owen «poor ainsi dire regardé de bas en haut, et insisté sur les difi'élences que la surface inférieure présente de l'homme aux singes les plus élevés. Ces deux vues mettent en évidence bien des caractères de détail que je ne puis même mentionner ici.

Dans cette revue, forcément très-incomplète, j'ai dû passer «ODS silence bon nombre de caractères qui ont souvent une importance très-réelle. La plupart s'obtiennent par la méthode iles projections si heureusement perfectionnée par M. Broca, et à l'aide d'instruments dont les uns existaient déjà, comme le <iiagraphe, dont d'autres ont été imaginés par divers inventeurs, parmi lesquels on doit encore signaler surtout M. Broca.

V. — Squelette du tronc, — J'ai insisté un peu longuement sur les caractères tirés du squelette de la tête. Je serai plus court pour les autres régions. Ce n'est pas qu'elles ne fournissent peut-être des caractères aussi importants ; mais ils ont ^té bien moins étudiés, et la faute n'en est pas toute aux anthropologistes. Il n'est déjà pas aisé de se procurer des têtes osseuses de races humaines, lors même qu'il s'agit de populations placées à nos portes ; il est bien autrement difficile de réunir un certain nombre de squelettes entiers.

La cage thoracique présente quelques faits intéressants et suffisamment constatés. Par suite de la forme du sternum, du plus ou moins de courbure des côtes , elle est généralement large et effacée chez le Blanc, étroite et proéminente chez le

Nègre et le Boschisman. D'après d'Orbigny, elle seraitplus haute chez certains Américains. Un fait analogue a été signalé chea; quelques populations de TAsie-Mineure.

Le bassin est la portion du squelette du tronc la plus étudiée, ce qui s'explique par les applications qu'on pouvait faire de ces recherches à l'art des accouchements. D'ordmaire on s'est borné à comparer le Blanc et le Nègre. Vrolick, Weber, MM. JouliDf Pruner Bey, et tout récemment M. Vemeau, sont allés bien plus loin. Le dernier n'a malheureusement pas publié encore ses conclusions relativement à la distinction des races. Vrolick avait insisté sur quelques particularités du bassin de la Vénus hottentote, et cherché à établir entre elle et le singe certains rapprochements.

Weber avait trouvé que chacune des races étudiées par lai, présentait dans son bassin une forme prédominante qui devenait par cela même caractéristique. Il regardait l'ouverture du détroit supérieur comme étant généralement ovale, et à grand diamètre trans verse chez le Blanc ; quadrilatère et à grand diamètre transverse chez les Mongols ; ronde et à diamètres égaui chez les Américains ; cunéiforme et à grand diamètre antéro-pos^ térieur chez les Nègres.

M. Joulin a combattu à peu près toutes les propositions de Vrolik et de Weber ; il paraît vouloir refuser au bassin toute valeur caractéristique. M. Pruner Bey a facilement montré ee q[u'il y a au moins ae fort exagéré dans cette négation et précisé les caractères qui distinguent, à ce point de vue, le Blanc du Nègre et du Boschisman.

Le travail de M. Verneau, bien plus complet que ceux de ses prédécesseurs, mais dont nous ne connaissons encore que U partie anatomique, éclaircira certainement les questions posées par ces controverses. Dès à présent, du reste, le travail de M. Verneau confirme ce qu'ont dit la plupart de ses prédécesseurs, sur la réalité des caractères de race que l'on peut trouver dans le bassin.

Parmi ces caractères, il en est qui ont été signalés chez le Nègre comme autant de signes d'animalité, M. Pruner Bey, luimême, dérogeant ici à ses habitudes, emploie cette expression, tout en l'atténuant par ses explications. Il me semble bien plus naturel d'y voir la trace d'un état normal à une certaine époque, et qui persiste plus ou moins selon la race.

En effet, on a insisté principalement sur la verticalité des iléons, et sur l'agrandissement du diamètre antéro-postérieur dans le bassin nègre, comme rappelant ce qui se voit chez les mammifères en général, chez les singes en particulier. Mais les mêmes traits anatomiques se retrouvent extrêmement caractérisés chez les fœtus, chez les enfants du Blanc lui-même. Ils persistent, le dernier surtout, jusqu'à l'âge de sept ans et plus. Leur existence, chez le Nègre, n'est donc autre chose que k résultat d'un arrêt relatif dans l'évolution de cette région d»

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