‹ L'espèce humaineChapitre 16 sur 160 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

étehdue des variations dans les rages végétales et animales; application a l'homme.

I. — La qaestion à laquelle est consacré ce chapitre est une de celles que je traite le plus jlonguement dans mes cours. Elle a en effet une importance spéciale. A peu près tous les arguments polygénistes reviennent à celui-ci : « il y a trop de difiPérenée entre le Nègre et le Blanc pour qu'ils puissent être de même espèce. » Ces deux types sont les termes les plus éloignés dans la série humaine. Donc si Ton démontre que de races à rates extrêmes, les limites de variation sont à peu près constamment plus étendues chez les végétaux et les animaux que chez l'homme on aura sapé par la hase toute la doctrine polygéniste.

Or, même en négligeant les végétaux au sujet desquels il ne peut rester de doute, en comparant seulement les animaux et l'homme organe par organe, fonction par fonction, il n'est pM fort difficile de se convaincre qu'il en est hien ainsi; à ce point qu'on en arrive à se demander pourquoi la variabilité est moins grande chez nous que chez les animaux. La démonstration complète de ce fait général exigerait des développements que je ne puis donner ici. Je me bornerai donc à citer quelques exemples.

U. — La coloration de la peau est un des caractères que l'œU saisit le plus aisément et qui frappe le plus. De là même viennent les expressions de Blanc, Jaune et Noir, fort improprement emidogrées pour désigner les trois giroupes fondamentaux de l*beaiianité. Constatons d'abord que ces dénominations ont le grave inconvénient de donner des idées parfaitement fausses. Panni les Blancs il est des populations entières dont la peau est SBSsi noire que celle des Nègres les plus foncés. Je me borne à citer les Bicharis et autres peuples habitant les côtes africaines de la mer .Rouge, les Maures noirs du Sénégal, etc. En

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