‹ L'espérance chrétienne (volume 2)Chapitre 50 sur 72 · à 6. Cependant, ajoute l’auteur « pour avoir le texte · texte numérisé non relu

à 6. Cependant, ajoute l’auteur « pour avoir le texte

primitif, il faudrait retrancher des passages ci-dessus des membres de phrases assez nombreux et quelques versets isolés. » — Source juive B. X, 1 22 8 à 11; XI, 1 à 13, 15h à DIV Pa 20; XV A XIX, 18; XXI, 9à 27% XXIF, 15. « Dans ces passages, il faut omettre ceux de la première apocalypse qui s’y trouvent intercalés, tels que XVI, 13 à 16, 17» à 20, et les membres de phrases que le compilateur a évidemment introduits. dans le texte, soit pour lui donner une couleur chrétienne, soit pour cheviller ensemble des passages disparates. » Source chétienne GC. I à IIT, IV à VI (corps d’une apocalypse chrétienne), XXII, 6 à 21. — Ainsi donc, les résultats de la fusion sont tels, qu’on peut distinguer, par exemple, dans le chapitre X, les éléments

suivants : 44 (1re source juive), 1b à 2a (2me source juive), 2b à 7 (1re source juive), 8 à 11 (2° source juive), et enfin, aux v. 8 et 9, depuis les mots 2v : yo jusqu'aux mots

xat Aéyer pot, il faut reconnaître un peu de ciment chrétien, ou, pour employer le langage même du critique, « un passage intercalé pour cheviller ensemble des passages disparates.. » On comprendra que nous ne puissions

pas tabler sur les résultats de la critique, en ce qui regarde

l’Apocalypse (1).

Enfin, à ceux qui nous dénient le droit d'utiliser.

l'Apocalypse, en matière eschatologique, avant d’avoir émis une opinion personnelle sur la date, l’origine, la composition, le but et le plan dudit ouvrage, nous répon-

drions tout simplement : d’abord, que notre incompétence

personnelle nous interdit ces hautes visées; ensuite, que notre mission est autre. À chacun sa spécialité : au critique, la critique; à la théologie biblique, la théologie bibli-

que. Celle-ci n’est pas responsable des erreurs de la Bible,

si la Bible en contient, pas plus qu’elle n’accepte des félicitations au sujet des paroles de Jésus; elle se borne à enregistrer les unes et les autres. L’Écriture, telle qu’elle existe actuellement, forme un tout; c’est une matière donnée, sur laquelle nous travaillons; et nous n’avons pas

mission d’y ajouter quelque chose, ou d’y retrancher quoi

que ce soit. Telle qu’elle est, elle reste l’unique et intan-

gible monument de l’hébraïsme; or, c’est l’hébraïsme que. nous avons l’ambition d'étudier; et la présence, dans une:

apocalypse chrétienne, d’une apocalypse juive, ne saurait guère nuire à notre dessein ainsi formulé; au contraire.

Après les considérations qui précèdent, nous ne ferons”

pas difficulté pour suivre Kliefoth, quand il construit le

concept de la Parousie en s'adressant, simultanément, à tous les écrivains du Nouveau Testament. — Et d’abord, : en ce qui regarde le terme même dont nous nous servons,

(1) Haupt admet parfaitement qu’on puisse consulter l’Apocalypse au même titre que les Évangiles, pour connaître l’eschatologie chrétienne. - « Dans l’Apocalypse, écrit-il, la notion de la Parousie est spiritualisée,

et ce qui n’était qu'un point devient une ligne, »

à cause de sa brièveté, pour désigner le retour du Seigneur, c'est un terme qui est comparativement rare dans nos documents. Voici les passages où il apparaît : Matt. 24/3, 27, 31, 39, 1 Cor. 15/23; 1 Thess. 2/19, 3/13, 4/15, 5/93; Jacq. 5/7, 8; 2 Pierre 3/4; 1 Jean 2/28. On trouve, d'’ailleurs, la formule plus complète : rapousia +5 505 005 fuéons (2 P. 3/12). Le vocable parousia fixe l’esprit sur la présence visible du Seigneur auprès des siens, par contraste avec sa disparition actuelle (1). C’est la même pensée qui explique les termes Eripavsia (2) (apparentia) aroxthubu (3) (revelatio) oavéowsx (4) (manifestatio) appliqués au retour du Seigneur. De là, aussi, les expressions plus complètes : éripavela Ts rapouoins roù xuptou (2 Thess. 2/8; 2 Tim. 4/8) ou aroxdhude tie OdEns avrod (1 Pierre 4/13). Mais, en général, la Parousie est désignée par la formule : « Venue du Fils de l’homme. » On ne peut citer, naturellement, que les passages où cette venue est liée directement, ou indirectement, aux scènes finales : Matt. 10/23 — 16/27, 28 — 25/39 — 24/30, 42, 44 — 25/6, 13, 31 — 26/64; Marc 8/38 — 13/26 — 14/62; Luc 12/40, 43, 45 — 18/8 — 19/13 — 21/27; Jean 14/3 — 21/29, 93; Actes 1/41; 1 Cor. 4/5 — 11/26; 2 Thess. 7/1,10:; Hébr. 10/37; Jude 14; Apoc. 1/4, T — 2/25 — 3/3, 11 (5). —

(1) Dorner écrit (Glaubenslehre) : « ITasavy a deux sens : c’est la présence spirituelle du Maitre, c’est aussi son apparition visible. Bei dieser letzteren Wiederkunft haben wir stehen zu bleiben. Die Parusie im Eaufe der Geschichte bat ihr gesenüber die Bedeutung ihrer Vorbereitung. »

(2) 1 Tim. 6/14; 2 Tim. 4/1; Tite 2/13.

(3) Luc 17/30; 2 Thess. 1/7; 1 Cor. 1/7; 1 Pierre 1/7, 13.

(4) Coloss. 3/3, 4; 1 Pierre 5/4; 1 Jean 2/28.

{5} Comme Haupt le fait observer avec raison, il y a des passages où le mot venue peut désigner un long espace de temps. Ainsi, dans Matt. 5/17 — 9/13 — 10/34 — 11/19, ce mot caractérise la mission

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