LL
a bu son sang. C’est là, c’est sur notre globe, que le Paradis terrestre était situé; c’est là aussi que le Paradis céleste déploiera ses magnificences. Le ciel actuel, qui recoit les rachetés après leur mort, n’est qu’un ciel d'attente, le vestibule du Royaume de Dieu; ce Royaume sera l’unité concrète et définitive du ciel provisoire et de la terre transfigurée, «car le premier ciel et la première terre auront disparu. »
Ce n’est pas sans émotion que nous terminons, ici, la première partie de notre travail. Nous en pressentons les graves lacunes; et cependant, tel quel, il paraîtra encore
trop développé à quelques-uns; ils protesteront contre la
longueur et l’apparente subtilité des discussions exégétiques dont la trame de ce volume est formée. Et néanmoins, nous pouvons affirmer que chaque page nous a été imposée ; comme un pèlerin qui gravit la montagne sainte, nous avons été nous-même, à plus d’une reprise, déconcerté par les tours et détours du sentier qui conduit au faite; il nous tardait de gagner les hauteurs d’où l’on embrasse, dans son immensité, le panorama du Royaume; hélas! tandis que notre cœur volait, nos pieds marChaient. Mais
maintenant enfin, parvenu sur la cime convoitée, nous
pourrons librement chanter la gloire de celui qui règnera… Mapav alx.
APPENDICE