‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 28 sur 97 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

LAWTON

Il me suit , et j'ai quelques raisons de penser que jamais cantonnement n'aura eu tant de charmes pour lui.

"WHARTON

Le major nous est cher depuis bien long-temps.

LAWTOX.

Pour l'aimer il suffit de le connaître. Mais oserais-je vous prier , monsieur Wharton , défaire donner quelques rafraîchissements à mes dragons? Ils ont marché toute la nuit , et

WHARTON

Comment donc! des défenseurs de l'Amérique!... A l'instant même , monsieur. Ma chère Sara , allez donner les ordres nécessah'es •, et vous , capitaine , vous ne refuserezpas , je l'espère , de me suivre bientôt avec vos officiers dans la salle à manger.

Sara sort.

LAWTON

Je ne saurais résister à une offre faite de si bonne

grâce.

FRANCIS, à Henri

Espérons , mon frère , espérons ; Dunwodie m'entendra.

HENRI

Chère Francis !

LAWTON

Puis-je sans indiscrétion, monsieur, vous deman-

der si vous vo3^ez souvent un de vos voisins nommé Harvey Birch ?

WHARTON

Oh I très rarement, capitaine, très rarement; je pourrais même dire qu'il ne vient presque jamais ici I

LAWTON

Cela est fâcheux pour vos aimables filles : car je suis convaincu qu'il leur vendrait à moitié prix de ce qu'elles leur coûtent les mousselines que je vois sur cette chaise.

WHARTON

Vous croyez ?

FrxANcrs , à Henri.

Rien ne lui échappe.

LAWTON

Je voudrais corriger ce M. Harvey Kirch de ses habitudes curieuses , et si je l'avais rencontré chez lui...

Qu'a donc fait ce pauvre Birche ?

LAWTON

Pauvre I... John Bull est donc bien ingrat ?

AVHARTON.

Quoi ! vous pensez?...

LAWTON

Que , si le roi George lui doit une récompense , le

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