‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 5 sur 97 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

bien peu de cérémonie , et vous ne m'avez laissé que le temps d'accepter vos offres obligeantes. Aujourd'hui , j'espère que vous ne me refuserez pas le plaisir de vous témoigner combien je suis sensible à l'accueil que j'ai reçu...

WARTHON

Monsieur, vous étiez le bien-venu hier... ; vous le serez encore tant que vous nous ferez rhonoseur...

HAKPER.

Vous êtes trop bon , monsieur. Me sera-t-il permis d'offrir à ces dames l'hommage de ma reconnaissance bien sincère ?

AVHARTON.

Ce sont mes filles , monsieur : voilà ma Sara , ma Francis... Elles font le bonheur de ma vie, la consolation demes vieux jours!... Mais je m'arrête... car j'allais faire leur éloge , et je serais suspect , un père Vous le voyez , monsieur ,

nous vous attendons pour déjeuner. Je veux boire à votre santé. A la sauté de qui aurai-je l'honneur de boire?

HARPER

De qui ? On me nomme Harper , monsieur.

WIIARTOA.

Eh bien , avouez, M. Harper, qu'il y avait de l'imprudence à vous aventurer la nuit dans notre vallée.

Elle est à une distance à peu près égale des deux armées , et par conséquent exposée aux incursions des maraudeurs des deux partis.

HARPEB.

Je ne l'ignorais pas... -, je savais que mon voyage n'était pas sans danger... Mais des raisons importantes l'avaient rendu indispensable.

WHARTON

Ah I je voudrais bien que les communications avec JVew'-Yorck devinssent moins dangereuses. — Je désire detout mon cœur quecettelongueguerresoitterminée, et que nous n'ayons plus que des frères et des amis.

HARPER

Rien n'est plus à désirer.

WHARTON

Je n'ai entendu parler d'aucun mouvement important depuis l'arrivée des troupes françaises dans le comté ?

HARPER

Je crois que rien n'en est encore parvenu à la connaissance du public.

WHARTON

On sait pourtant que de grandes mesures sont à la veille d'être prises.

HARPER

Le sait-on ?

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