‹ L'espion, drame en cinq actes et en proseChapitre 6 sur 97 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

TVHARTON.

Il est naturel de le croire, d'après les forces que Rochambeau vient d'amener. [Bas à Francis. ) Il ne répond rien : je crois qu'il n'a pas une opinion bien arrêtée.

FRANCIS , bas.

Ou du moins il ne nous la communique pas !

Des domestiques noirs entrent sur un signe de Francis et placent la table au milieu du théâtre.

WHARTON

On a plus d'activité du côté du sud : Gates et Cornwalis paraissent vouloir décider la question.

SARA

Le général Gates a été moins heureux avec le comte Cornwalis qu'avec le général Burgoyne.

FRANCIS

Mais le général Gates est Anglais , Sara !

HARPER

Oserai-je vous demander , miss , quelle conséquence vous tirez de ce fait ?

FRANCIS

Ah ! monsieur , aucune : seulement , ma sœur et moi , nous difiérons d'opinions à l'égard des Anglais.

HARPER

Et quels sont les points sur lesquels vous différez ?

FRANCIS

Sara regarde les Anglais comme invincibles j moi ,

je n'ai pas tout -à -fait la même confiance dans leurs prouesses. — Mais cela n'est pas étonnant: ma sœur a été élevée en Angleterre-, moi, je n'ai pns quitté l'Amérique.

HARPER

Cela explique tout.

WHARTON

Allons, M.IIarper, mettons-nous à table. (^Jpart.)

11 sera peut-être moins discret le verre à la inain. {Jpjjelant.) Williams ! Williams I

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