ACTE I
surplus : je ne serais pas fâché d'avoir une escorte.
WIIARTOr^.
Mais n'est-il pas possible que ce soit une division des... Américains ?
HARVEY , regardant à la fenêtre.
Cela m'a l'air d'être des troupes royales.
Comment l'air? On ne peut distinguer que quelques points noirs.
HARVEY
Je vois ce que c'est !... Ils sont arrivés avant l'orage. Ils ont passé un jour dans l'ile , et maintenant les voilà en mer. Les dragons de Virginie sont en marche vers la droite : on ne tardera pas à se battre dans les environs. ( ^«5 à Henri,) Capitaine Wharton, partez-vous aujourd'hui?
HENRr, bas.
Voudriez-vous que je quittasse une compagnie si chère, et quand il est possible que je ne la revoie jamais. D'ailleurs j'ai trois jours devant moi.
HARVEY
La passe que je vous ai procurée ne peut servir qu'une fois.
HENRI
N'en pourrez- vous fabriquer une autre?
34 L'KSnON.
HAnVEY.
Fabriquer î... capitaine Whartonl... Je n'en fabrique pas.
AviLLïAMS, entrant.
Le cheval de monsieur est sellé.
HARVEY
Bien, mon cher Williams. — Nous allons assister au départ de monsieur.
M. Wharton, je vous renouvelle tous mes remercîments. — Capitaine, la démarche que vous avez faite n'est pas sans danger. Il peut en résulter des conséquences très fâcheuses pour vous ; mais en ce cas il est possible que je trouve l'occasion de vous prouver ma reconnaissance de l'accueil que j'ai reçu dans votre famille.
WHARTON
Sûrement, monsieur, vous garderez le secret sur une découverte que vous ne devez qu'à l'hospitalité que je vous ai accordée.
HARPER
Monsieur, je n'ai rien appris ici que je ne connusse auparavant -, mais il peut être heureux pour votre fils que j'aie été instruit de sa visite et des motifs qui l'ont causée. — J'ai l'honneur de vous saluer, monsieur; mesdames , recevez l'hommage de mon respect. — Adieu, bonne Francis, adieul