‹ L'espionChapitre 41 sur 95 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

DUNWODIE, seul un instant.

Je ne puis comprendre 11 n'importe, ne négligeons aucune précaution , et profitons de cet avis, quelle qu'en soit la source.

HARVEY , sortant injstétieusement du pavillon sans voir Dun^vodie .

Je n'entends plus rien. Allons , je parviendrai peutêtre jusqu'au capitaine Wharton, et alors {Apercevant le major.) Malédiction! le major Dunwodiel

DUNWODIE.

Ah! c'est toi! nous verrons si tu m'échapperas cette fois encore I

HARVEY , lui plaçant un pistolet sur la poitrine.

Un moment!... Pas un cri, pas un geste, ou vous êtes mort!

6o l'espion.

DUNWODIE.

Misérable espion ! il ne te manquait plus que d'être un assassin!

HARVEY

Un assassin!... Je suis maître de votre vie, je n'en veux pas!... {Il jette son arine^ Voudrez-vous de la mienne à présent? vous pouvez appeler.

DUNWODIE.

Non ! éloigne-toi , va-t'en I Le jour viendra où justice te sera faite*, mais tu te sauves encore aujourd'hui.

HARVEr.

Ah ! oui , vous serez satisfait quand vous me verrez périr, n'est-il pas vrai , major?

DUNWODIE.

Quels sentiments doivent donc à celui qui trahit l'Amérique les hommes qui versent leur sang pour elle?

HARVEY

Leur sangl leur sang!... Vous ne lui donnez que cela , vous !

DUNWODIE.

Que veux-tu dire ?

Rien!

DUNWODIE.

Homme étrange, qui deux fois déjà t'es soustrait à tes geôliers ; tu as donc bien des complices ?

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