ACTE II
HAIWEY.
Des complices!... Non, je suis seul, entièrement seulj nul ne me connaît que Dieu et lui !
DUNWODIE. '
Lui!... Qui ... lui?
HARVEY
Personne I
DUNWODIE.
Eh malheureux I quel motif a pu te ramener dans une maison où sont mes soldats ?
HAKVEY.
Le salut du capitaine Wharton.
DUNWODIE.
Tu venais pour le sauver?
HAUVEY.
Je l'ai juré!... je tiendrai mon serment !
DUNWODIE.
Tant d'audace m'étonne!... Retire-toi; si un seul de mes cavaliers t'apercevait , je ne pourrais plus t'arracher au supplice.
Il est vrai! je suis maudit, méprisé!... et par qui!...
DUNWODIE.
N'es-tu pas convaincu d'épier tous les mouvements de notre armée, et d'en donner avis au général anglais? Ton crime n'est-il pas prouvé?
HARVEY
Prouvé!... Mais c'est trop long-temps vous occu-
per d'un malheureux I... Major Dunwodie , n'avcz-^ vous pas de plus importants devoirs à remplir?
DUNWODIE.
Comment ?
- harvey
Où sont maintenant les troupes anglaises?
DUNWODIE.
Qu'entends-je? Ce billet mystérieux!.. Tu saurais ?..
HATxVEY.
Que vous importe?.... profitez-en, s'il est utile.... Major Dunwodie , crojez un homme qui ne vous a jamais fait de mai et qui ne vous en fera jamais. Vous êtes jeune, vous êtes heureux 1... so5^ez plus indulgent.
DUNWODIE.
Quel étrange langage 1 Les apparences nous tromperaient-elles ? ne serais-tu pas ce que tu parais être ? Parle , Harvey , parle I qui es-tu ?
HAKVEY.
Moi?...
DUNWODIE.
Réponds I
HARVEY
Un espion de l'armée anglaise.
DUWWOODIE.
Ya-t'en, malheureux , va-t'en : on vient de ce coté, j'entends Law ton I fuis !